Du charlatanisme pour un voleur

Aissata est une vendeuse du poisson au Marché de Sebkha. Son mari, Souleymane, est un chômeur. Il bricole cependant dans un garage où il gagne un peu de sou. Chaque jour, il ouvre le portefeuille de son épouse et prend un billet de 1000 ou de 2000 UM et part faire le thé chez sa copine.

Aissata pensait que c’est son petit frère qui lui volait son argent, mais le jeune répondant au nom de Yéro, agé de 13 ans, niait toujours les accusations de sa sœur.

Un jour, Abou Camara, un vieux de 70 ans, voisin du couple, conseilla à Aissata de ne plus frapper son petit frère car elle n’a aucune preuve de sa culpabilité. Originaire de Guidimakha, Abou Camara est un aventurier qui a sillonné plusieurs pays et a bien vu des choses en 34 ans d’errance.µ

Sur les conseils du vieux futé, Aissata posa un piège. Elle laissa son portefeuille sur la table et partit au marché. Souleymane l’ouvrit et prit un billet de 2000 UM et pars se balader. Il retourna dans la maison quelques minutes plus tard et ne sortit plus de la douche, qu’il ne quittait que le temps d’un petit répit.

Le petit Yéro, inquiet face à la forte diarrhée de son beau-frère, courut avertir sa grande sœur pour l’informer que son mari est malade. Elle ne viendra qu’une heure de temps après. La forte diarrhée de Souleymane avait mobilisé les voisins de palier et chacun y allait de sa recette pour arrêter l’écoulement de selle. Souleymane ne parvenait pas à parler clairement et il fut conduit à l’hôpital en vain.

Sa patenté qui s’était ameutée furent intrigués par l’indifférence notoire affichée par Aissata. Puis Souleymane finit par avouer, tout penaud qu’il avait pris 2.000 UM dans le sac de son épouse et depuis lors, ne se sent plus bien. Grâce à une tisane que lui prépara Aissata, la diarrhée s’arrêta comme par enchantement. Il jure de ne plus prendre l’argent de son épouse sans la demander.

Abou Cissé

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