Du Rais et de ses séjours en France

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz est depuis plusieurs jours en France. Il était d’abord parti pour la Belgique  – sans que l’on  nous dise hollande-azizvraiment la raison d’un tel détour.

Et comme d’habitude, depuis l’incident de « Toueila », la question de l’état de santé du président revient. Avec toutes sortes de rumeurs. Du genre : « le président a subi une énième opération », Ould Abdel Aziz fait son bilan de santé », « le président … ». Des échos qui nous parviennent de la lointaine Paris sans qu’ici à Nouakchott ne filtre la moindre information sur ce séjour qui commence à peser comme lors de la convalescence du rais. Et d’aucuns se demandent si ce n’est pas fait encore une fois exprès pour « piéger » une opposition qui a montré plus d’une fois qu’elle manque de discernements quand il s’agit d’éviter de prendre ses rêves pour la réalité.

Ce qui est sûr – et il faut bien que les Mauritaniens apprennent à s’y faire maintenant – c’est que les séjours parisiens d’Ould Abdel Aziz devraient faire partie des choses avec lesquelles il faut compter. Un bilan de santé tous les trois ou six mois est une pratique tout à fait ordinaire, dans la vie d’un chef d’état, surtout quand il a survécu, comme le nôtre, à un « tir ami » !

Pourtant, l’on apprend aussi, par des birbes d’informations livrées par l’Agence mauritanienne d’information (AMI) ou des sites mauritaniens qui s’échinent à trouver ce qu’ils considèrent être le scoop de leur vie, qu’Ould Abdel Aziz n’est pas seulement en France pour se soigner. Il travaille quoi. On sait qu’il a rencontré la diaspora parisienne qui lui a soumis ses tracas avec l’enrôlement de son protégé M’Rabih rendu encore plus compliqué par son autre protégé l’ambassadeur Ould Brahim Khlil, qui exigerait aux Mauritaniens vivant en France de produire un titre de séjour en bonne et due forme. Une façon sans doute de faire le départ entre un Mauritanien exilé « normal » et un autre qui est passé par les voies détournées de l’immigration ! Mais à quoi rime tout ce jeu ? Voudrait-on, pour d’obscures raisons, pousser la France à expulser ces Mauritaniens ou à les priver de leur « Mauritanité » ? En tout cas, la question est posée à Aziz à Paris et c’est à lui de lui trouver une réponse.

Il y a aussi que le président doit faire face à la question de ce qui est devenu l’affaire « Mamère », du nom de ce député français qui a eu l’imprudence d’accuser notre « président des pauvres » d’être un parrain de la drogue ! Des accusations dont s’est délectée la Coordination de l’opposition démocratique (COD), allant même jusqu’à en faire son cheval de Troie dans son combat pour le « rahil » (départ) du président Aziz. Le procès en France n’arrange pas vraiment le président, même s’il est tenu, tout de même, de prouver que ces accusations sont sans fondements. L’idée même qu’il pourrait y avoir un soupçon de connectivité avec les narcotrafiquants, de Guinée Bissau ou de la vaste zone sahélo-saharienne est en soi un mal déjà fait. Qui demande réparation du genre d’une déclaration publique du député des Verts, agrémentée d’excuses au rais. Est-ce la raison qui retient encore Ould Abdel Aziz à Paris ?

Sneiba

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