Économie/ Le pays manque de fric meme pour ses flics

Le pays manqueLes caisses de l’Etat sont aussi sèches que le désert du Sahara. Il y a une absence de liquidité pour payer bien des services qui relèvent de la fonction publique et du parapublic. Pourtant comme des aveugles nos parlementaires à l’assemblée nationale viennent d’adopter la loi de finances 2016 en chantant l’évènement.
Une assemblée qui a débattu avec des ministres sur des questions aussi importantes que l’insécurité ambiante dans la capitale Nouakchott devenue une véritable Sicile.
Ce sont-ils prononcés pour autant sur des questions aussi ponctuelles que celles de la paye de ces policiers et autres agents des forces de sécurité qui bien avant leur descente à Nouadhibou pour les besoins de la fête de l’indépendance n’avaient pas perçu leurs mois d’octobre ? Que nenni. C’est un petit séisme, sous réserve que notre enquête ait été confirmée par celles d’autres organes à l’image d’Alakhbar.
La «convalescence financière » de certains policiers est loin d’être achevée, vu qu’ils gallèrent aussi, derrière un mois de novembre introuvable. « Nous avons vu notre directeur qui nous dit qu’il ne peut rien faire pour nous sauf de le rappeler à ses supérieurs » avancent ces agents de la sécurité qui ont bien voulu se confier à votre site.
Il est certain qu’il y a une absence de liquidité pour payer tout le monde, le pays manque de fric même pour ses flics. Les causes de cette « constipation »financière, sont à chercher dans le cheminement d’une étrange conspiration au sommet qui, est entrain de montrer ses limites au moment où les caisses de l’Etat semblent tourner à vide.
Malheureusement, le mauritanien n’a jamais été méfiant à l’égard de la chose politique de même qu’à l’égard de ces élus du peuple qui devaient être en principe au bas des sondages.
Ce n’est pas en enfonçant des portes ouvertes que l’on marque des points dans l’opinion publique, et c’est ce que nos parlementaires ont fait. Ils ne semblent pas avoir vu ce parfum entêtant d’argent mal dépensé qui semble l’être loin de ces ayant droits.
La lutte contre la gabegie tant prônée vient de confirmer sa position de slogan creux, c’est ce qui heurte davantage la sensibilité de bien des mauritaniens attachés aux valeurs républicaines. Et rien, mais alors rien, à ce jour sur d’éventuelles mesures qui pourraient contribuer au redressement de nos finances publiques sous perfusion.

ADN

Source :  Cridem

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