Economie. Les citoyens paient les errements du gouvernement

Les citoyens paient les errements du gouvernementAlors que le président de la République continue son marathon politique à l’intérieur du pays pour rassurer les citoyens sur la situation générale du pays, la recrudescence des impôts sur les petits métiers trahit bien des difficultés où l’Etat veut se faire de l’argent à tout prix sur le dos des contribuables. Les citoyens forcés d’emblée à se serrer la ceinture avant le Ramadan.

Les masques tombent l’un après l’autre. La raison tien d’abord à la (dé)mesure économique. Or, dans notre pays,  à l’embellie des rentes des cinq dernières années, liée aux secteurs miniers et l’accord de pêche avec l’Ue, succède aujourd’hui une politique d’austérité marquée par une flambée des prix et une surimposition qui conduisent inéluctablement le pays vers une dérive totale.  Un effondrement dont les premiers soubresauts sociaux sont largement visibles. Et ce n’est encore que la partie émergée de l’iceberg. Le mécontentement tectonique  poursuit son ébullition. Qui n’a pas d’argent ne peut payer.  Tous les secteurs de l’activité économique sont en berne aujourd’hui. Mais les premiers à en faire les frais sont les ménages à faibles revenus. Cette évidence parait si compliquée pour nos gouvernants. La montée des prix des denrées de première nécessité est vertigineuse et n’épargne aucun produit (voir encadré). La non répercussion de la chute des prix internationale du pétrole sur les prix à la pompe des hydrocarbures étouffe encore davantage le consommateur mauritanien. Pas question pour autant pour le Gouvernement de faire son mea culpa. Il continue ce qu’il sait le mieux faire : entretenir le mirage. Or, c’est pratiquement acquis dans tous les ménages mauritaniens y compris les miens nantis, le sentiment sans équivoque est que  l’économie du pays est à la dérive et que le gouvernement semble incapable de la redresser sauf en imposant le diktat des taxes contre des ménages déjà bien éprouvés par son aventurisme et son laxisme. La seule parade trouvé par le Gouvernement et qui risque d’avoir un effet boomerang sur lui, c’est la surimposition pratiquée y compris dans le secteur informel. Mais l’on doit à la vérité que le manque de discernement et d’une vision économique clairs de la part de ceux qui nous gouvernent est à l’origine de ce que l’on endure aujourd’hui. La chute spectaculaire des cours du fer et la disparition de 400 milliards d’ouguiyas, la crise dans le secteur minier (grève de la Snim, licenciements abusifs) et les mauvais choix (subvention de Mauritanie Airlines aujourd’hui déficitaire), la gestion opaque du secteur des pêches (Polyhondone Fisheries) sont autant d’ingrédients de malgouvernance économique dans le pays.   Il n’en fallait pas plus pour créer une situation économique délétère avec au bout du compte 78% de taux d’endettement du pays. De quoi donner à réfléchir à ceux qui tiennent encore le gouvernail. C’est sans doute pour cette raison qu’il faut comprendre que l’Etat a décrété l’austérité économique. Or, qui dit austérité pense nécessairement à ses implications sur les investissements du développement. L’on est donc maintenant loin des parures affichées et la réalité amère est que l’économie du pays, très peu diversifiée, ne pourrait, à moins d’un miracle, se relever facilement d’une telle situation. La revue à la baisse de la croissance économique (Fmi) et le peu de redistribution des richesses dilapidées ces dernières années attestent que le pourrissement ira crescendo du fait du bradage des recettes du secteur minier. La déconfiture s’installe aussi à un moment difficile pour la cohésion nationale. Les risques restent donc énormes et ce n’est plus seulement à l’aune de la lutte contre le terrorisme que le Gouvernement se fera une image. Et c’est donc en toute logique que l’Etat à travers son principal percepteur, le ministère des finances, tente par tous les moyens de contraindre les citoyens à a payer ses errements économiques.

Produits à la consommation

-Viande= 1600 (dromadaire), 1400 (bovins) et 2000 (petits ruminants) – Bidon 20 litres d’huile= 6 000 ouguiyas -1 sac de sucre 8200 -1 sac de riz = 11.000 -1 kg lait en poudre 1.400 -Gaz butane= entre 3200 et 1800 ouguiyas (grandes et moyennes bombonnes)

Source: Mauriweb

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