Education : le MEN et notre ambassadeur à Dakar remettent de l’ordre dans les écuries d’Augias

daugiasCe n’est un secret pour personne que le ministère de l’Education nationale est devenu le « refuge » de tous ceux qui veulent être « libérés » pour vaquer à d’autres occupations. La dernière mesure prise par la secrétaire générale du MEN, Khadjetou Mint Doua le montre clairement. Elle a réussi à débusquer quelques 300 enseignants nommés, sans raison, à la DRH (direction des ressources humaines) et dans différentes administrations centrales alors que les établissements d’enseignement primaire et secondaire souffrent d’un déficit criant. S’ajoute à cette liste des dizaines d’inspecteurs et inspecteurs adjoints et 20 fonctionnaires qui doivent (re)descendre sur le terrain à partir de la nouvelle rentrée scolaire.

La mesure, qui est le premier acte fondateur du ministre, Isselmou Ould Sid’El Moctar a aussi touché le monde sulfureux des conseillers pédagogiques et autres attachés d’administration qui sont l’une des nombreuses manières de se dérober.

Cette mesure visant à ramener sur le terrain des enseignants fuyant le service, a aussi été entreprise, au niveau de notre ambassade de Dakar par Cheikhna Ould Nenni qui n’a pas voulu être le complice d’une situation vieille de plusieurs années et qui perdure dans nos ambassades du Mali, du Sénégal et de Gambie. Des dizaines d’enseignants affectés dans des établissements scolaires dans ces pays n’exercent aucune activité. Seulement, par l’entremise de leurs solides relations à Nouakchott, ils profitent de salaires conséquents et d’un repos (non) mérité.

Notre ambassadeur à Dakar aurait alors fait appel à l’Inspection générale d’Etat (IGE) pour voir clair dans cette situation. Les résultats de l’enquête auraient abouti à la découverte d’une situation alarmante. Jugez-en : 50% de ces enseignants ne foutent rien au Sénégal. Une centaine d’enseignants dans cette mission éducative mauritanienne au Sénégal fondée en 1987 et présente dans les villes de Kaolak, Touba, Tivaoune, Saint-Louis et Podor.

Le (bon) prétexte avancé par ces enseignants, et véhiculé par certains journaux mauritaniens, est que ces enseignants exercent une « diplomatie populaire parallèle » ! Oui, si réellement, ils étaient présents à leurs postes de travail et pas perdu dans la nature, comme leurs collègues du Ministère affectés dans des services centraux mais exerçant le commerce à Nokta Sakhina ou ailleurs.

Le mauvais prétexte est que ces enseignants ont contracté des dettes à long terme avec certaines banques sénégalaises et que, par conséquent, il faut leur donner le temps de s’en acquitter !

Reste que ces enseignants ne semblent pas accorder de l’importance aux autorités de leur pays puisque, toujours selon les médias qui ont adopté leurs thèses, les chefferies religieuses au Sénégal sauront bien convaincre le gouvernement mauritanien de laisser la situation actuelle en l’état. C’est-à-dire leur permettre de conserver des privilèges indus.

Sneiba Mohamed

Source:elhourriya
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