Education nationale : Un sabotage organisé

education ministere_0Le secteur de l’éducation nationale est incontestablement l’un des plus malades du pays. Inutile de décompter les problèmes structurels pour s’en convaincre. C’est un secret de Polichinelle que rien ne va dans cette école mauritanienne dévoyée. C’est finalement une impression d’un sabotage organisé aussi bien  au niveau central que régional. Chacun fait ce qu’il veut. Les dernières missions organisées par le ministère ont au moins démontré que des milliers d’enseignants (professeurs et instituteurs) sont totalement en dehors du circuit, mais continuent néanmoins à percevoir leurs salaires et indemnités. Avec la bénédiction et la complicité de hauts responsables de ce ridicule ministère. Chaque personnalité influente a ses protégés. Du ministre au planton. Même les personnes externes ont leur mot à dire : Les généraux, les élus, les notables. Les déséquilibres des ressources humaines et les disfonctionnements pédagogiques qu’ils occasionnent sont les conséquences directes de ces indésirables incursions et interférences. Au niveau central, chaque direction cache des centaines de fonctionnaires dont certains n’ont jamais servi plus de deux à trois ans. Chaque direction régionale de l’éducation et inspection départementale a ses hommes et femmes invisibles sauf en période de contrôle. Comment comprendre que le personnel d’une petite inspection puisse être de plusieurs dizaines dont une junte féminine aux rôles imprécis face à des hommes aux desseins inavoués. En plus de tous ces avatars, deux autres facteurs qui mouillent davantage l’argile viennent s’ajouter : L’envoi massif d’instituteurs (généralement les meilleurs et les plus expérimentés) comme conseillers pédagogiques ou attachés administratifs. Une hérésie inventée par Ahmed Ould Baye pour contenir le mécontentement des centaines de surveillants généraux reversés au fondamental par les établissements du secondaire. Puis le recrutement intempestif de milliers de contractuels généralement sans niveau ni compétence pour palier au manque engendré par ce sabotage officiel de l’enseignement. La reforme du système éducatif ne se décrète pas. C’est un choix qui a un prix. En termes d’amélioration substantielle des conditions de travail des enseignants, de suivi administratif rigoureux de leur gestion et de mesures strictes imposées aux plus hautes autorités ayant en charge le pilotage de cet important secteur social.

Source: Le calame

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