Egypte : le président Morsi ne cède pas mais appelle l’opposition au dialogue

Après deux jours d’affrontements violents entre les pro et les anti-Morsi, le président égyptien s’est adressé à la nation, jeudi soir 6 décembre, en direct à la télévision. Il a proposé une réunion de dialogue mais est resté ferme sur la tenue du référendum. En réponse, des manifestants ont attaqué et mis le feu au siège des Frères musulmans au Caire.

Dans son discours, le président Mohamed Morsi n’a pratiquement répondu à aucune demande du Front du salut national, regroupant les forces de l’opposition. Le point d’orgue du discours était l’invitation des symboles de l’opposition à un dialogue samedi après-midi. Le Front avait bien spécifié qu’il n’y aurait pas de dialogue possible avant l’abrogation du décret rendant les décisions présidentielles inattaquables en justice et lui octroyant des super pouvoirs.

La seule chose qu’il pourrait concéder après dialogue, a fait entendre le raïs, c’est le renoncement à l’article sur les super pouvoirs. L’opposition exigeait aussi le report sine die du référendum sur le projet de Constitution pour en discuter et le remanier. Mais Mohamed Morsi s’est montré intraitable sur la question. Le référendum aura bien lieu samedi 15 décembre. Pire, les Egyptiens de l’étranger auront déjà commencé à voter quelques heures avant l’éventuelle réunion avec l’opposition.

Comme par le passé, Morsi a justifié son inflexibilité par la nécessité de contrer une conspiration ourdie par les ennemis, non identifiés, de la nation et de la révolution.

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