Égypte : six morts dans de nouveaux affrontements entre pro et anti-Morsi au Caire

Morsi-morsi
Six personnes sont mortes mardi 23 juillet dans des affrontements entre partisans et adversaires du président islamiste déchu, Mohamed Morsi, au Caire. La veille, quatre individus avaient perdu la vie dans des violences similaires.

En moins de vingt-quatre heures, dix personnes ont perdu la vie en Égypte dans des troubles entre manifestants pro et anti Mohamed Morsi, l’ex-président islamiste renversé par l’armée le 3 juillet.

D’après des médias gouvernementaux, citant des sources au ministère de la Santé, six personnes sont mortes tôt mardi matin dans des affrontements au Caire. Un précédent bilan faisait état de deux morts, des sympathisants de Mohamed Morsi tués par balles par un inconnu. Toutes ces personnes ont été tuées aux abords de l’Université du Caire, dans le quartier de Guizeh, proche du centre ville.

S’y ajoutent quatre personnes qui ont perdu la vie lundi dans la capitale et dans une ville de sa périphérie nord, Qalioub, portant à dix au total les décès survenus lors de troubles en moins de 24 heures en Égypte. Lundi, des heurts près de la place Tahrir avaient également fait une trentaine blessés.

150 morts depuis le début de la crise politique

Les abords de l’université sont, avec ceux de la mosquée Rabaa al-Adawiya, dans le nord-est du Caire, l’un des deux sites occupés en permanence par les islamistes depuis trois semaines environ.

Quelque 150 personnes sont mortes dans les violences liés aux troubles politiques depuis la fin du mois de juin. Au cours de cette courte période, une quarantaine d’autres ont perdu la vie dans la région instable du Sinaï, lors d’attaques contre l’armée et la police ou lors d’opérations militaires contre des radicaux islamistes.

Les partisans de Mohamed Morsi réclament son retour après sa destitution par l’armée début juillet, en faisant valoir qu’il est le premier président égyptien à avoir été élu démocratiquement. De leur côté, ses adversaires estiment qu’il s’était disqualifié par sa gestion du pouvoir au profit de son seul camp, les Frères musulmans. Fin juin, des manifestations monstres pour réclamer son départ avaient démontré la perte de légitimité de l’ex président islamiste.

(Avec AFP)

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