Elections 2013 en Mauritanie: une défaite de l’opposition ne peut être une victoire pour la Mauritanie.

contributionCela fait plus de quatre ans maintenant que la situation géopolitique en Mauritanie a commencé à se détériorer en termes significatifs. La question de savoir quand la crise a commencé est une question pour les historiens, mais le constat de la majorité écrasante du public est que la vie en Mauritanie est de plus en plus insurmontable. En tout cas, c’est le moins qu’on puisse constater.

Les élections de 2009 ont vu la création d’une présidence exécutive qui fait de Ould Abdel Aziz un des leaders politiques les plus puissants de la sous-région. Son bureau est devenu le pôle de décision le plus dominant des dispositions constitutionnelles post- indépendance.

Aujourd’hui, le président est devenu plus fort et plus redoutable, l’économie devient rapidement plus faible, et le peuple Mauritanien est de plus en plus démuni.

L’environnement politique n’a jamais été aussi tendu et volatile tel qu’il est aujourd’hui. L’écriture est déjà sur le mur – la Mauritanie est désormais un État défaillant et il faudra un leadership fort, charismatique et stratégique pour initier des mouvements destinés à réanimer le tissu socio- économique de ce pays autrefois prospère.

C’est le moment de voir qui a le meilleur intérêt du pays au coeur. C’est peut être une période propice pour un règlement politique négocié pour rétablir la confiance chez le peuple et savoir au moins que quelqu’un s’en soucie.

Compte tenu de ce qui précède, il ya des raisons impérieuses pour lesquelles il existe un besoin urgent de nouvelles initiatives pour un règlement politique négocié afin d’arrêter la détérioration rapide de la situation socio- économique en Mauritanie.

Les efforts précédents pour amener les parties en conflit à la table des négociations ont échoué, et les tentatives répétées de renouveler les efforts de paix ont également échoué à cause de l’intransigeance supposée et le manque d’intérêt de l’administration de Nouakchott.

Il ya un sentiment général et partagé parmi les Mauritaniens que le pays est dans un état de crise, mais pas d’accord sur la manière de sortir les gens d’une situation de plus en plus sombre.

L’UPR, la COD et d’autres parties prenantes reconnaissent que la situation telle qu’elle est actuellement est grave et insoutenable, mais ils n’arrivent pas à s’entendre sur la façon de la résoudre.

Il semble qu’il n’y ait pas d’autre moyen civilisé de ramener la stabilité politique et économique en Mauritanie que par un règlement politique négocié. Cette option peut sembler inconcevable aujourd’hui, mais l’histoire nous a enseigné que le dialogue est la principale stratégie pour une trouver une solution durable à toute situation de conflit.

Peu importe comment elle semble insurmontable. Parfois, il devient nécessaire de compromettre les valeurs et les principes pour réussir en politique. L’intransigeance et la violence n’ont jamais versé de dividendes et ne devraient jamais être tolérées. Peut-être que la Mauritanie pourrait apprendre une leçon ou deux du processus Codesa en Afrique du Sud qui leur a apporté la démocratie après plusieurs années douloureuses de la violence et de l’intransigeance.

Amadou B. Ba
Dallas, Texas

Source : thiernodiouldo

Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge