Elections départementales: la droite triomphe, la gauche est sonnée

2015-03-29T181908Z_1674577592_LR2EB3T1EVLLO_RTRMADP_3_FRANCE-ELECTION_0Manuel Valls a reconnu dimanche la défaite de la gauche, alors qu’à droite, le chef de l’UMP, Nicolas Sarkozy, a salué la nette victoire de sa famille politique. Marine Le Pen, pour sa part, s’est dit satisfaite de son ancrage dans les localités. Soixante-six départements vont être dirigés par la droite et trente-trois par la gauche, à l’issue des élections départementales qui ont vu 25 départements basculer de gauche à droite. Un seul, la Lozère, passe de droite à gauche. Mais les uns comme les autres pensent déjà à la prochaine bataille.

Pour l’exécutif, il s’agit de sa quatrième défaite électorale après les échecs enregistrés par la gauche aux scrutins européen, municipal et sénatorial. Francois Hollande fait aussi mal de Nicolas Sarkozy, il perd tout depuis son élection à la présidence de la République. Et c’est un vote sanction particulièrement symbolique pour le président et son Premier ministre avec leurs défaites personnelles dans les départements de l’Essonne et de la Corrèze.

La gauche résiste dans un gros quart sud-ouest mais cède du terrain partout ailleurs. Le Premier ministre Manuel Valls a reconnu un « net recul » de la gauche, « trop dispersée ». Il a également reconnu la victoire de la « droite républicaine » en déplorant un « score beaucoup trop élevé pour l’extrême-droite ». C’est un « bouleversement durable du paysage politique », admet-il.

Pour autant, il n’est pas question de remaniement majeur. Le président de la République a demandé au gouvernement de garder le cap. Alors que c’est précisément un changement de cap que réclament les frondeurs et ils étaient nombreux hier soir au siège du parti. Son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, a appelé « les formations de gauche au dialogue, à la mise à plat des divergences ». Ces départementales sont une défaite, oui, mais pas de « débâcle » précise Jean-Christophe Cambadélis.

La droite songe déjà à « l’alternance »

C’est un « désaveu sans appel » du gouvernement et de sa politique s’est félicité le président de l’UMP Nicolas Sarkozy. Il évoque un « succès historique de la droite », en insistant sur le nombre de départements remportés par la droite qui retrouve ses niveaux des années 90. Pour le leader de l’opposition, « l’alternance est en marche ». Car au siège de l’UMP, on se félicite bien sûr de cette victoire incontestable mais on songe aussi à la suite, notamment aux régionales en fin d’année. Un long chemin attend néanmoins l’opposition : définir un programme, organiser les primaires et surtout éviter le combat de chefs.

Source: Rfi

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