Elections législatives au Royaume-Uni: fin de campagne marathon

2015-05-05T193102Z_1975992472_GF10000084991_RTRMADP_3_BRITAIN-ELECTION_0A quelques heures des élections législatives britanniques, les dirigeants des principaux partis sillonnent plus que jamais le pays dans l’ultime espoir de rallier les électeurs à leurs programmes politiques. Les partis conservateur et travailliste notamment veulent tenter de faire bouger les sondages qui les placent obstinément depuis des mois au coude à coude, à environ 33% des intentions de vote chacun.

Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix, et notre envoyée spéciale, Béatrice Léveillé

A bord de leurs bus de campagne, les candidats se sont lancés dans un véritable marathon à travers le royaume. Et c’est à chacun son style pour cet ultime coup de collier : le Premier ministre sortant conservateur David Cameron n’apparaît plus désormais qu’en bras de chemise prononçant des discours survoltés qui le laissent à bout de souffle et bien souvent à bout d’arguments. Ce mardi encore, de St Ives en Cornouailles jusqu’à Londres il a à nouveau mis en garde contre une alliance entre le Labour et les nationalistes écossais du SNP susceptible selon lui de ruiner l’économie du pays.

Ce à quoi son rival travailliste Ed Miliband réplique qu’il veut lui sauver le système de santé du pays, au bord du gouffre, le tout en gardant sa veste, mais en s’appuyant bizarrement sur une immense plaque en pierre dans laquelle il a fait graver ses promesses de campagne. Quant au candidat libéral-démocrate Nick Clegg, il achève, lui ce mercredi un voyage de quelque 2 000 kilomètres en assurant que seul son parti peut garantir la stabilité au sein d’une coalition qui empêchera de nouvelles élections avant Noël.

Aucun parti ne fait la course en tête

Car bien qu’ils s’en défendent, les différents partis ont d’ores et déjà commencé à discuter en coulisse d’éventuelles alliances alors qu’il est de plus en plus clair qu’aucun des deux grands n’aura la majorité pour gouverner seul. Car les lignes n’ont pas bougé depuis des semaines : les enquêtes d’opinion donnent toujours un tiers d’intention de vote pour les conservateurs un tiers pour les travaillistes et un tiers pour le reste c’est-à-dire les partis nationalistes nord-irlandais, gallois, écossais, et anglais avec UKIP et enfin, les verts et les libéraux-démocrates.

Les instituts de sondage avaient pourtant réussi, lors de la précédente élection il y a cinq ans, à désigner David Cameron vainqueur d’une courte tête mais cette fois-ci les deux grands partis sont si proches dans les intentions de vote que personne ne se risque à donner un gagnant. Le gouvernement qui va sortir des urnes risque d’être un gouvernement minoritaire soutenu au coup par coup par des partis avec lesquels il a peu d’affinités.

Une situation qui commence à inquiéter sérieusement les Britanniques. Le chef de file des libéraux-démocrates Nick Clegg prédit de nouvelles élections avant Noël. Le Premier ministre conservateur David Cameron joue sur cette peur en déclarant : c’est moi ou le chaos. Ed Milliband, le leader travailliste promet lui un pays moins inégalitaire.

Vont-ils convaincre les indécis ? Le suspens va-t-il encourager les électeurs à se rendre aux urnes ? Réponse demain mercredi donc à ces deux questions.

Source: Rfi

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge