La COD à la touche, Pourquoi Boidiel le veut ?

Wiam-bodiel
Le président du parti Wiam s’est prononcé vendredi contre l’ouverture tout nouveau dialogue avant la tenue de la future élection présidentielle, constate mauriweb.info.

La déclaration du président du parti Wiam a surpris beaucoup d’observateurs qui y voient une tentative du président du Wiam, opposition, de mettre en touche les formations de la COD qui ont déjà boycotté les dernières élections législatives et municipales. Une « vieille rancune » qui dure depuis 2005, date de la destitution du président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya.

Cependant, le Wiam, parti d’Opposition, avec 10 députés et plus de 70.000 votants, estime être l’un des principaux gagnants de ces dernières élections. «Nous sommes le troisième parti par le nombre de votants en notre faveur et le second parti de l’Opposition » avait notamment clamé dans une conférence de presse le président du Wiam, faisant son bilan des dernières consultations électorales.

Mais selon des observateurs, le président Boidiel Ould Houmeid, serait mû par des velléités à régler de vieux comptes avec le président en exercice de la Coordination de l’Opposition Démocratique, Ahmed Ould Daddah, qu’il souhaiterait ramener dans ses derniers retranchements et peut être même le mettre en difficulté pour la future présidentielle.

La « dette » du président Ahmed Ould Dddah se rapporterait au rôle joué par le RFD, principal parti de la COD, lors des destitutions des présidents Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya et Sidi Ould Cheikh Abdellahi. Deux présidents avec lesquels le président Boidiel Ould Houmeid était fortement lié.

En effet, selon ces observateurs, la « vengeance étant un plat qui se mange froid », le président du parti Wiam, au-delà de ses explications évoquant le temps qui pourrait être perdu dans l’organisation d’un nouveau dialogue avant la présidentielle, chercherait tout simplement à acculer le président du Rassemblement Des Forces Démocratiques, Ahmed Ould Daddah.

Ce dernier reste aussi originaire de la région du Trarza, bastion que lorgnerait le président du Wiam depuis qu’il a lancé sa nouvelle formation. La déclaration du président du Wiam marque, par ailleurs, une divergence de vue avec un autre parti de l’Opposition, Tawassoul premier parti de l’Opposition, avec 16 députés, 18 communes et plus de 110 000 votants, et dont le président, Mohamed Jamil Mansour, a dès la fin du dernier scrutin appelé à élargir le dialogue avec la COD.

Le débat sur la présidentielle est donc lancé avant même que la page des élections législatives et municipales ne soit tournée. Quelle sera l’attitude de la COD vis-à-vis de cette élection?

Les dernières marches organisées à Nouakchott rappellent que ce rassemblement de 10 partis politiques draine avec lui une grande partie des mauritaniens. Ses leaders accepteront-ils de se ranger derrière une seule candidature? Leur intérêt y réside probablement pour peser de tout ce poids dans la future élection présidentielle et pour ainsi tenter de faire ombrage, à leur tour, aux ambitions des autres candidats y compris celui de la Majorité présidentielle.

Source : Mauriweb

Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

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