En partie avec le pouvoir, en partie avec Biram

biram_azizLes mauritaniens sont divisés sur les procédés suivies pour le règlement de la question de l’esclavage.
Certains soutiennent l’approche officielle, du Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, d’autres défendent celle de l’IRA, de Biram Ould Dah Ould Abeid.
Des citoyens dont je fais partie, affichent plutôt des positions médianes entre celles de l’autorité publique et de l’ONG antiabolitionniste, pour lesquels, il y a une part d’extrémisme imprudent voire dangereux dans ces deux procédés parfois antagonistes.
Pour nous autres, la sève résultante de la combinaison Pouvoir-Biram, est la meilleure pour une issue à cette crise sociale qui couve et qui, même si elle ne menace pas nos générations présentes, elle pourrait être fatales pour nos futures élites et nos progénitures, d’où notre engagement apolitique et impartial dans cette question nationale pour lui esquisser les meilleurs remèdes.
J’illustrerai ici cette approche par une anecdote invraisemblable, que j’entendais souvent dans mon cursus scolaire. On disait qu’Albert Einstein, inventeur de la Théorie de la relativité, marié à la charmante femme Mileva Maric, était malgré son génie, préoccupé par le projet de l’enfant qu’il veut concevoir avec son épouse.
Pour l’inspirateur de la bombe atomique, Einstein fils (fille) doit cumuler à la fois son immense savoir et la beauté de sa maman. Selon des propos se rapportant à cette anecdote, le théoricien tenait à ce que sa progéniture n’hérite pas son manque d’élégance et le savoir limité de sa femme. Pour revenir au vif du sujet, le duo Pouvoir-Biram est comparable, dans mon approche au couple Einstein-Mileva. L’un ou l’autre incarne ce savoir et ce charme propre à ce foyer d’une part, mais aussi la laideur et l’étroitesse d’esprit d’autre part. A vous de discerner qui est qui. Personnellement, les deux cumulent du positif et du négatif.
Ce qu’il faut donc c’est d’œuvrer pour que les deux positifs se fusionnent et se complètent pour enfanter un citoyen mauritanien débarrassé de la passivité et de l’extrémisme de ses parents génitaux.
C’est là, ma réelle position partagée avec bien des citoyens mauritaniens de la lutte contre l’esclavage, qui ne peut se départir, ni de l’investissement officiel manifeste mais encore stationnaire, ni du combat de l’IRA qui la ravive pour la tirer du domaine de l’affairisme politique et de l’immobilisme. Ces précisions interviennent pour clarifier ma position sur cette question de lutte, après ce commentaire, m’indexant d’avoir toujours fustigé le pouvoir pour la gestion du dossier de Biram, avant de me rétracter brusquement, en emboitant le pas au Capitaine Ely Ould Krombelé dans son dernier article « De l’esclavage: Quand Biram se trompe de combat ».
Je ne critique pas le pouvoir ou Biram pour une passion, pour critiquer, mais, uniquement par amour à cette patrie, prise entre deux feux, qui menacent sa cohésion et mettent en péril nos générations futures.
Deux feux capables d’extinction, de mutation en Eden, de complémentarité, de fusion, pour le bien d’une Mauritanie juste, une et indivisible.

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