Enfin nous tenons le directeur des opérations électorales à la CENI…

Il s’appelle Mohameden Ould Sidi dit Beddene. Ce n’est pas qu’il soit sorti informer directement le citoyen lambda via un communiqué ou une interview sérieuse, c’est juste que nous apprenons son identité, fonction, responsabilités et déclaration indirectement via le canard Tahalil Hebdo qui nous délivre ceci pour toute explication au sujet de ce prévisible retard de résultat de plus en plus gênant : « «Il y a quatre procès-verbaux à faire par bureau selon les types de listes et autant de procès-verbaux par représentants de listes» a-t-il dit pour justifier le retard dans la transmission par la CENI des résultats des bureaux de vote. »
Le directeur a oublié de compléter son explication par ce que nous apprend le dernier communiqué de la CENI qui vint hier pour justifier ce retard à savoir qu’il y a 1500 listes. 
 
En temps normal, sans crise politique, sans élections qui ont deux ans de retard, sans les quelques aigris aux aguets pour crier à la fraude, ce genre d’explication pourrait suffire or à cette heure cela n’est pas suffisant du tout au pays des mille rumeurs comme autant de collines pour dépouiller à la longue cette élection de sa crédibilité non pas à raison mais parce que justement c’est la première fois qu’il y a un tel manque d’information face à un vote aussi compliqué.
 
Quand Aziz était à Paris le ventre troué, le pays a vécu un coup d’état aussi imaginaire qu’une véritable grossesse nerveuse qui a entraîné tous les civils, lettrés et ignorants, dans cette avalanche de rumeurs. Certains dont Tawassoul se sont dit prêts à jurer sur le coran qu’Aziz ne reviendrait pas ; aussi n’eût été l’armée, certainement à la manœuvre, le coup d’état eût été consommé dans le réel comme il le fut dans l’imaginaire. La suite on la connaît : quand les rumeurs les plus folles furent à leur paroxysme, Aziz se montra debout comme un i puis vint le retour triomphal qui réduisit à néant la crédibilité l’opposition et celle de la presse électronique la plus engagée.
 
La même chose est en train de se produire à propos des résultats de ces élections qui tardent à venir même si dans bien des pays, il se passe quelques jours avant que tout soit annoncé. Tous les ingrédients sont là pour faire gonfler la rumeur d’un retard douteux dont bientôt les opposants radicaux feront leur beurre à base de tartines indigestes. Ne manquera alors plus que des résultats qui ne leur plaisent pas et ces élections seront alors définitivement dépouillées de leur crédibilité jusque-là sans tache car même les opposants radicaux qui participent n’ont rien trouvé à redire se contentant de créer avec le maître aigri de l’APP une nouvelle créature juridique pour boycotter le deuxième tour si les résultats ne leur plaisent pas.
 
Que se passera-t-il quand la rumeur de la victoire de Tawassoul sera telle que le pouvoir semblera vouloir la diluer ?
 
Pour mettre fin à cette mécanique infernale des rumeurs que propage toute la presse en mal de clics comme autant de visiteurs, il est temps de prendre l’affaire par les cornes avant que les citoyens ne se croient les cocus de l’élection.
 
Il suffit pour cela d’expliquer clairement ce qui se passe avec les procès-verbaux qu’on dit si compliqués à réaliser. Une explication détaillée de la complexité du dépouillement le tout en présence de la presse écrite, électronique et télévisée sera du meilleur effet.
 
Merci d’en prendre bonne note active avant qu’il ne soit trop tard…
Source : Rapideinfo

Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge