Epilogue dans l’affaire des mœurs : tous libérés sous contrôle judiciaire !

Finalement, la grande rafle menée par la police antidrogue dans les endroits chauds de Nouakchott s’est soldée par une libération sous contrôle judiciaire de tous les prévenus, 7 femmes et trois Gordjigüen.


Ces derniers avaient été arrêtés le 5 Octobre dernier au cours d’une opération de nettoyage que l’Antidrogue avait lancé dans plusieurs antes de la débauche à Nouakchott. Sept femmes et trois Gordjigüen avaient été raflés dans une maison en flagrant délit de jeu de poker soutiennent les policiers. Ce que les mis en cause avaient nié, soutenant avoir été injustement appréhendés alors qu’ils se partageaient l’argent d’une tontine.

Leur déferrement avait attiré au Palais de la justice de Nouakchott un monde High class. A voir les bolides qui s’étaient agglutinés et l’allure des personnes qui étaient intervenues pour intercéder en leur faveur, il était aisé de savoir que la police s’était attaquée à la crème de la débauche.

Des voiles importés d’Inde, des boubous de grande valeur, des chemises griffées, les sandales de luxe et des parfums entêtants Made in Paris, avaient essaimé les allées du parquet, le tout au milieu d’un véritable ballet de sonneries de téléphones tous azimuts.

La pression des interventions secrètes, probablement venues de hautes sphères, dénotaient de la chape de plomb qui s’était abattue sur les épaules des pauvres magistrats. Certaines parmi les amazones de la haute société ne mâchaient pas leur colère « nos proches seront libérées par A ou Z ; même s’ils sont envoyés en prison, ils n’y feront pas plus de 48heures ! » fulminaient-elles.

Après avoir été interrogé par le Procureur de la République, le groupe fut convoyé vers le bureau du juge d’instruction du 5ème cabinet, lequel après les avoir auditionnés, les fourgua tous en prison, les femmes à la prison des femmes de Sebkha et les trois Gordjigüen à la prison de Dar Naïm. Les portables continuaient leur « Dring  » ininterrompus, avant que des cortèges dignes des plus belles Safari n’accompagnèrent les déférés vers leur denier point de chute.

Mardi 9 octobre, retour au Palais de Justice pour une première audition. Ce jour-là, la tension était tellement montée dans les allées, que la police a dû intervenir pour fermer tous les portes d’entrée, pour réduire le flux de personnes déjà présentes dans les couloirs du Parquet.

Finalement, le juge d’instruction accepta de libérer les détenus sous contrôle judiciaire, moyennant une caution individuelle de 20.000 UM. A l’annonce de la nouvelle, une véritable vendetta se répandit jusqu’aux portes grillages du Palais de Justice. Aux exubérances lancées par les proches et sympathisants des prévenus, se mêlaient des youyous stridents de la victoire et des déhanchements frénétiques d’un groupe de Gordjigüen venus apporter leur solidarité aux prévenus.

Ceux-ci furent retournés en prison pour achever leurs formalités, et ce fut de belles envolées de bolides partis à leur sillage. Devant la prison de Dar Naïm comme devant celle des femmes, les libérés furent embarqués au milieu d’un défilé motorisé. Selon quelques échos, ils ont été accueillis dans une demeure où un chameau et deux moutons furent immolés en leur honneur.

Lundi 8 octobre. La police antidrogue avait amené une autre vague. Deux femmes et deux hommes accusés de vente illicite d’alcool, en plus d’une liste de clients. Beaucoup d’étrangers étaient dans le lot, dont un Français qui fut acquitté pour absence de preuves.

Quant à la Chinoise Tchang Tchongu, Mme Thibault la Congolaise et Dada, ils furent conduits devant le juge d’instruction du 3ème Cabinet. Dada fut arrêté avec de l’alcool qu’il cachait dans un sachet. Pour ce qui est de Mme Thibault encore sous contrôle judiciaire pour une autre affaire, les limiers avaient retrouvé dans son restaurant deux bouteilles d’alcool.

Cette femme est en effet impliquée avec son mari dans une affaire où des jeunes sont impliqués. Ces derniers qui avaient refusé de répondre à l’injonction de la Garde Présidentielle devant laquelle ils étaient passés en pleine nuit s’étaient réfugiés dans le restaurant tenu par le couple congolais. Le Basep avait alors saisi le commissariat de Tevragh-Zeine 1 qui avait débarqué dans le restaurant, embarquant le couple qui sera libéré par la suite par le Parquet sous contrôle judiciaire. Le juge envoya la Chinoise, la congolaise et Dada en prison.

Un troisième lot de femmes, six en nombre seront également déférées au Parquet de la République par l’Antidrogue. Elles sont accusées de prostitution. Parmi elles, des bonnes et une restauratrice. Elles ont affirmé avoir été arrêtées alors qu’elles ne faisaient rien, demandant à ce que la police apporte les preuves de ses accusations, soutenant qu’aucun homme ne se trouvait avec elles au moment de leur arrestation. Mais la police dans ses rapports avaient déclaré que ces femmes sont notoirement connues pour être de mauvaises mœurs. Une thèse retenue par le Parquet qui les expédia tous en prison.

Jeudi 11 Octobre, elles furent extraites pour leur première audition, alors que leurs parents et proches avaient envahi le Palais de justice. Elles ont crié leur innocence alors que le Parquet campait sur ses accusations. Aux dernières nouvelles, elles devront bientôt être libérées provisoirement. Elles connaîtront leur sort dans une semaine.

Dans cette trame, un Nigérian du nom de Jamal a été aussi déféré directe en prison sans passer au Parquet de la République parce qu’il était sous Mandat de dépôt. Il était accusé par le Parquet d’avoir envoyé de l’alcool à partir de Rosso à Mme Thibault. Ce qu’il a vigoureusement nié. Jeudi, 11Octobre dernier, il était devant le juge du 6ème cabinet qui avait délivré le Mandat de dépôt contre lui. Apres l’avoir interrogé, il l’envoya encore en prison.

Me Bilal Ould Dikk remonté contre Gama assurance

Me Bilal Ould Dikk est remontée contre la maison d’assurance Gama. Cette dernière traînerait les pieds depuis plus de deux ans pour régler la Diya due aux ayant-droits d’un homme qui a été fauché à mort par une voiture assurée auprès de la société. Il soutient que la famille du défunt avait pourtant signé avec Gama un protocole d’accord pour un règlement à l’amiable.

Mais depuis six mois, dit-il, la société Gama multiplie les rendez-vous pour honorer ses engagements, et que les ayants droits ne peuvent plus supporter ces entourloupettes. « Cette famille est socialement et financièrement faible. Ils ont perdu un être cher, mais c’est comme le destin, elle a préféré à s’en remettre à la justice qui a condamné la société à verser une Diya. Ce qu’elle n’a pas encore fait  » s’insurge l’avocat. Selon lui, l’Etat doit contraindre les sociétés d’assurance à honorer leurs engagements juridiques.

Source:cridem

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