Est ce que l’Etat est-il responsable des cas de Suicides, d’Infanticides et de meurtres ?

Incontestablement, la recrudescence des cas de suicides (dont deux par immolation par le feu), les meurtres horribles, qu’on ne compte plus et que la presse rapporte chaque jour et, cas d’infanticides sortant de l’ordinaire, comme ce père qui met fin d’un seul coup à la vie de ses quatre enfants, ou cette jeune femme qui, à Tintane, jette dans un puits deux bébés, interpellent plus d’un en Mauritanie. La question qui est posée, sans trouver de réponse à sa juste mesure est : à qui incombe la responsabilité de telles dérives qui sont à la fois contraires à l’Islam mais aussi aux us et coutumes d’un peuple qui, jusqu’à récemment encore, était l’exemple de la tolérance, de la mesure et du sens de la responsabilité et du respect de la personne humaine.

Le pouvoir, lui, ne se pose pas une telle question puisqu’il affiche une indifférence total vis-vis de ce qui apparemment ne parait, à ses yeux, que comme des faits divers. Comme partout ailleurs, y compris dans des pays comme la France et les Etats unis.

D’aucuns considèrent cependant que c’est la détérioration sans précédent des conditions de vie des populations qui poussent certains à de tels actes de désespoirs. On se rappelle, qu’au summum de la crise politique, en 2009, Yacoub Ould Dahoud s’était immolé par le feu, dans sa voiture, devant le Sénat et à quelques encablures de la Présidence. Alors que tous les mauritaniens s’étaient émus de cet acte qui rappelait celui de Bouazizi, ayant déclenché la révolte en Tunisie, et provoqué en un mois de mouvements populares, la chute de Ben Ali, Ould Abdel Aziz s’était exprimé, à la légère, sur un tel fait, disant que Ould Dahoud faisait partie de la bourgeoisie qui avait perdu ses privilèges ! La même attitude de relâchement allait aussi s’afficher, quand un deuxième citoyen, enseignant de son état, et donc faisant partie cette fois-ci de ce que l’on peut appeler communément la classe moyenne en Mauritanie, accomplit le même geste de désespoir. Ni les bavures des forces de sécurités, à Maghama, Kaédi, Nouakchott et à Akjoujt, ni le malaise grandissant au sein de la société ne vont ouvrir les yeux à un pouvoir qui refuse de voir que sa responsabilité est pourtant grande dans ce qui arrive depuis trois ans. Et qu’il doit se poser, au moins, cette question : pourquoi maintenant seulement ? Pourquoi, subitement, des jeunes se mettent à attenter à leur vie ou à celle des autres ? Pourquoi les mauritaniens sont devenus si prompts à manifester leur désarroi, alors qu’ils prenaient toute difficulté avec philosophie ?

Au lieu de se poser cette question, qui appelle une réponse urgente à ce qui est devenu le  » mal de l’ère Aziz « , l’on préfère parler de chiffres, de croissance, de réserves en devises, de développement qui n’a aucun impact sur la vie des populations. En fait, continuer dans cette fuite en avant qui est devenue, en réalité, la manière de gouverner de celui qui prétend être  » le président des pauvres « .

Source: L’authentique


Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Commentaires

  1. avec toutes les difficultés de la vie l’homme sort de son ordinaire
    l’état à une grande responsabilité et doit protéger ces pères de familles dé que les fêtes approchent ,les problèmes ce multiplies et bonjour les dégâts pour les fragiles d’esprit et surtout le manque de l’imane .

Exprimez vous!

CommentLuv badge