États généraux de la Culture : La responsabilité première des artistes

artistesPour trouver des solutions au secteur de la Culture, laMauritanie doit impérativement organiser des états généraux portant spécifiquement sur celle-ci. Un avis largement partagé par les professionnels de la culture qui voient en l’occasion, une opportunité pour les artistes mauritaniens, d’apporter leur pierre à l’édifice national de développement.
Rares sont les pays qui ne disposent pas déjà d’une politique culturelle bâtie à partir d’un état des lieux circonstancié dressé par la société civile. Car au nom de la séparation entre culture et politique, l’État ne doit pas s’immiscer dans le contenu des états généraux de la culture qui doivent être du seul ressort des acteurs.
Dans le cas du Maroc, c’est la société civile, à travers l’association RACINES qui a mis les jalons de cette politique culturelle, sur la base d’Etats généraux engagés sur l’initiative propre des acteurs culturels marocains. Les artistes ont pris leur destin en main.
Ils ont dressé un répertoire exhaustif de l’état de la culture au Maroc, le nombre d’artistes par spécialités, plasticiens, musiciens, comédiens, cinéastes, écrivains et poètes, photographes, stylistes, etc. Ils ont également dégagé l’état des infrastructures culturelles, l’existant et ce qui manque, l’état des textes de loi, les besoins en formation, etc.
L’association RACINES a ainsi dénombré, au cours de ses enquêtes, 18 disciplines artistiques au Maroc et elle a dégagé quatre entrées par disciplines : la gouvernance culturelle, l’éducation populaire, le droit d’auteur et le statut de l’artiste, dans la consolidation et la fortification de la diversité et des droits culturels.
La réflexion devait ainsi tourner sur la présence de l’artiste dans l’espace public. Autrement dit, comment amener la culture vers le public en attendant que le public vienne à la culture, comme l’a bien souligné Adil Saadani, membre de l’association RACINES lors d’une communication qu’il avait présentée à l’Institut Français de Mauritanie sur invitation de Zaza Production et de son présidentLimane Kane dit Monza, lequel cherche à dégager une piste de travail pour la réalisation des Etats généraux de la culture en Mauritanie avec la contribution de l’ensemble des acteurs culturels nationaux.
Les premiers états généraux réalisés par l’association RACINES le 12 novembre 2014 ont été présentés au gouvernement marocain qui se les a appropriés sous forme de politique culturelle. Aujourd’hui, les Marocains sont à l’étape de l’évaluation et s’engagent dans une enquête sur les pratiques culturelles des Marocains, et la 2ème phase des états-généraux sont prévus en novembre 2016.
Il faut dire qu’aujourd’hui partout dans le monde, on se rend compte de plus en plus de l’importance de la culture et de ses industries dans le développement économique et social des pays, dans l’épanouissement et l’autonomisation des jeunes, dans la lutte contre la délinquance, la radicalisation. La culture est un terrain fertile, créateur de revenus, de richesses et d emplois. Aussi, parle-t-on aujourd’hui d’industries créatives qui brassent des milliards d’Euros dans certains pays.

C.A

Source : L’Authentique

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