Etats-Unis: l’exécution d’un handicapé mental reportée

 handicapé usa execution

L’exécution d’un homme handicapé mental dans l’Etat de Géorgie aux Etats-Unis, prévue lundi soir, a été repoussée à jeudi par la justice locale, a annoncé son avocat, de façon à permettre la tenue d’une audience de recours jeudi.
«Une suspension est en place jusqu’à jeudi», a indiqué par courriel à l’AFP Brian Kammer, avocat de Warren Hill, condamné à mort pour le meurtre d’un prisonnier en 1990. Les autorités «vont reprogrammer l’exécution pour ce soir-là à 19H00» (23H00 GMT), a-t-il indiqué.
«Nous sommes soulagés que le tribunal supérieur du comté de Fulton ait suspendu l’exécution de Warren Hill, un homme avec un retard mental et qui a un QI non contesté de 70», a-t-il aussi déclaré dans un communiqué.
Une audience aura lieu jeudi à 08H00 (12H00 GMT) au tribunal du comté de Fulton pour que la justice examine un recours formulé par l’avocat contre une loi récente de l’Etat de Géorgie qui permet aux autorités de garder secrète l’origine du produit qui sera injecté, le pentobarbital.
Avec l’arrêt de sa production aux Etats-Unis, la Géorgie a des difficultés à s’en procurer, et les avocats craignent que l’Etat n’importe des produits périmés qui risqueraient de faire inutilement souffrir Warren Hill.
Mais la polémique autour de l’exécution de Warren Hill, dont c’est le troisième report, se concentre sur le fait qu’il a été déclaré attardé mental, le terme juridique employé, par tous les médecins qui l’ont officiellement examiné.
La Cour suprême a jugé en 2002 que l’exécution de prisonniers ayant des troubles mentaux était anticonstitutionnelle, mais le système judiciaire de Géorgie n’a pas permis à l’avocat de Warren Hill de faire valoir les récents témoignages de médecins reconnaissant le retard mental de son client.
Seule la Cour suprême a le pouvoir de renvoyer l’affaire devant la justice pour qu’elle examine les témoignages de trois médecins qui ont récemment changé leur diagnostic pour affirmer que Warren Hill était bien attardé mental, contrairement à ce qu’ils estimé à l’époque de sa condamnation.
«Au final, nous espérons que la Cour suprême accèdera à la demande de M. Hill», a déclaré l’avocat, qui a déposé une demande auprès des neuf sages en mai.

source:Liberation.fr

Publicité

Mauritel

Speak Your Mind