Ethiopie: 140 tués dans la répression des manifestations des Oromos

EthiopieDepuis fin novembre, l’Éthiopie est secouée par une série de manifestations de l’ethnie majoritaire oromo. A l’origine des tensions : le programme d’extension de la capitale Addis-Abeba, qui viendrait de facto grignoter la région Oromia. Huit semaines après les premières émeutes, la situation s’envenime et le gouvernement répond d’une main de fer.

140 manifestants auraient été tués, par les forces de l’ordre, au cours des huit dernières semaines, selon Human Rights Watch.

Impossible d’avoir un chiffre précis. Les étudiants oromos, en première ligne des manifestations, prétendent que le nombre de morts serait bien plus élevé. Sans parler des arrestations, et même des « disparitions ». Pour sa part, le gouvernement n’a pas souhaité commenter.

En décembre, un leader d’opposition avait été arrêté, soupçonné d’avoir incité la population à manifester. Impossible aujourd’hui de savoir où se trouve l’opposant. Des chaînes de télévision ont été censurées. Les artistes oromos affirment être étroitement surveillés.

Les organisations des droits de l’homme s’inquiètent de l’usage de la force par le gouvernement. Les commandos spéciaux ont été déployés dans certaines villes et la police locale et l’armée ont tiré à plusieurs reprises sur des manifestants non armés.

Les Oromos, l’ethnie qui représente un tiers de la population, s’opposent au programme d’extension d’Addis-Abeba. Ce master plan mènerait à l’expropriation des fermiers. Une énième discrimination, car les Oromos ont toujours été marginalisés par les gouvernements successifs.

Source: RFI

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