Faillite économique et financière : Les Mauritaniens payent l’ardoise de l’Etat

économique et financièreL’Etat compte faire payer aux citoyens mauritaniens l’ardoise salée de sa mauvaise gestion. Les taxes et les impôts, mais surtout la facture pétrolière, restent en toute apparence, les seules ressources sur lesquelles le Budget de l’Etat compte se fournir. D’où cette campagne sans précédent de recouvrement qui touche cette année tous les commerces mais surtout les automobilistes.

Agents du fisc et Groupement de la sécurité routière sont devenus les fers de lance d’une politique de recouvrement inédite. Mesure nouvelle, l’évaluation fiscale laisse la place à un calcul au quotidien, avec un agent du fisc affecté pour suivre les ventes journalières des commerces visés. Dans cette optique, les impôts à recouvrir ne concernent pas seulement ceux de 2016, mais des redressements fiscaux sont prévus au programme pour les exercices 2013, 2014 et 2015. A l’heure actuelle, la facture fiscale se révèle très salée, avec des enveloppes qui auraient atteint dans certaines grosses épiceries la bagatelle de 16 millions d’UM.

Face à cette embolie de l’Etat qui cherche à écorcher la peau des citoyens lambda et des investisseurs, les choix restent restreints : fermer boutique pour la plupart des acteurs du secteur, avec au passage des dizaines d’emplois perdus, ou reporter la hargne fiscale sur le panier déjà dégarni de la ménagère.
Une telle chasse au profit du Trésor public inonde également les axes routiers, visant aussi bien la circulation urbaine qu’interurbaine.

La fourrière du GGSR est aujourd’hui quotidiennement archi pleine. La campagne pour les vignettes des véhicules, traditionnellement fixée à partir du mois de mars chaque année, a démarré cette année plutôt que prévu. Pourtant, des centaines de véhicules font le rang devant les inspections fiscales pour s’acquitter d’une taxe qui représente une bonne part des recettes publiques. La latence d’une crise qui met l’Etat aux abois est ainsi visible à travers cette campagne sauvage de collecte d’impôts et de taxes, mais surtout à travers l’arnaque à ciel ouvert sur le prix du carburant.

Tandis que des pays comme le Maroc, le Sénégal, le Mali, pour ne citer que ceux-là ont déjà baissé deux à trois fois le prix à la pompe depuis la chute vertigineuse du prix du pétrole sur le marché mondiale, la Mauritanie reste l’unique pays où l’Etat continue à maintenir ses prix à la pompe au stade où le brut se vendait à plus de 100 dollars le baril. Ainsi, ce sont plus de 70 milliards d’UM que le gouvernement mauritanien engrangerait chaque année indûment sur le dos du consommateur mauritanien. Les Mauritaniens sont partis d’un Etat-providence qui sert de lait nourricier à l’Etat-arnaqueur qui compte vivre à ses dépens.

MOMS

Source: Lauthentic

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