Fait divers : Elle fait un salaire au planton


Daouda est planton de son état. Dix années de travail dans une institution bancaire avec un salaire plafonné à 77 000 francs. Aucun espoir avec la vie qui devient de plus en plus chère. Deux épouses et déjà 12 enfants.

Vraiment, pas d’espoir ! Ce matin, comme à son habitude, il s’évertue à faire luire les meubles du bureau de sa patronne. Il jette un coup d’oeil à la fenêtre et l’aperçoit arriver dans son imposante 4X4 RAV dernier cri. Il se précipite et achève de tout nettoyer. Hadiza arrive traînant derrière elle un parfum classe qui bouleverse l’atmosphère dans le bureau. Daouda la salue et s’apprête à sortir quand elle le rappelle. Elle dépose dans sa main un billet de dix mille francs sans aucune explication. Au fait, Daouda sait ce qu’il doit faire : un kilo de viande à 10 heures et un autre à 13h30 au moment de la pause ; raisin, orange, banane et jus de fruits. Le tour est joué et les 1500 de monnaie lui reviennent. C’est la routine ; il ne peut se tromper.

Il est 13H30. Daouda revient comme à son habitude des achats. Il ouvre la porte sans s’annoncer, comme il en a l’habitude. Scandale ! Là, dans le canapé rembourré, madame se fait culbuter par un individu dont Daouda reconnaît ne pas être son mari. Daouda a tout vu, madame a tout vu, le sauteur aussi a tout vu. Daouda ressort précipitamment du bureau. Il se met dans un coin de l’immeuble et se met à pleurer à chaudes larmes. Ce qui le tratracasse ? Cette sombre réflexion : si cette femme richissime arrive à tromper son mari, que dire de ses épouses qui sont constamment sous le besoin ? Daouda pleura, pleura, pleura. Il était à ces lamentations quand son cellulaire sonne. C’est madame qui le rappelle. Il la retrouve dans le bureau, toute soignée. Aucune trace des ébats ni sur son visage ni sur ses habits.

Elle le fait asseoir, l’invitant même à partager son repas. Daouda hésite et madame menace de le renvoyer si jamais il ne l’a rejoint pas dans le canapé. La mort dans l’âme, Daouda s’assoit dans le canapé. Tout en mangeant, madame lui fait la proposition suivante : « L’homme de tout à l’heure est un vieil amant à moi. Il fait la proposition de virer cent mille francs dans ton compte bancaire à chaque fin de mois. Moi de mon côté, j’en ferai de même, cent mille francs dans ton compte. Voilà un papier signé qui atteste de notre engagement. Pour le reste, tu sais ce qu’on te demande. » Daouda renchérit : « J’emporterai le secret de ce que j’ai vu dans ma tombe. » Ce matin, il est dix heures. Daouda pédale avec force sur son vieux vélo. Il a demandé la permission à madame de se rendre à sa banque pour une opération.

Dans sa tête, il savoure déjà une vengeance contre cet agent de la banque qui lui a signifié qu’il ne peut pas accéder à un prêt bancaire avec un salaire n’atteignant pas cent mille francs. Daouda arrive à la banque. Il range son vélo pèle mêle et s’engouffre dans la banque. Le mois est loin, pas de longue file d’attente. Il se pointe au niveau de son agent bancaire. A sa vue, l’agent s’énerve : « Monsieur, votre salaire ne peut pas… » Avant qu’il ne termine sa phrase, Daouda jette sur son bureau l’engagement écrit que sa patronne lui a donné. Interloqué, l’agent s’en saisit. Une 1ère lecture, une 2ème, une 3ème… tout cela commence à agacer Daouda. L’agent est en sueur malgré les climatiseurs qui tournent à fond. Daouda savoure sa vengeance. L’agent, au-delà de tout ce que peut imaginer Daouda, laisse paraître des signes d’un malaise.

Néanmoins, il réussit à bredouiller : « Monsieur Daouda, vous avez bien un engagement écrit de 200 mille francs et, avec votre salaire cela vous donne droit à un crédit en bonne et due forme. Seulement, pour tout formaliser, je fais vous aider à obtenir de la femme qui vous a fait cette proposition, un papier qui permet d’opérer directement de son compte au profit de votre compte. Daouda accepte et prend congé de l’agent. 20 heures. Contrairement à son habitude, le mari de Hadiza n’est toujours pas rentré du service. Quand il arrive, il est complètement ivre, trempé de sueur. Il se jette dans le canapé où Hadiza le rejoint immédiatement : « maiguida ! Tu t’es remis à boire ? ». Entre deux rots vaporeux, il réussit à bredouiller : « c’est normal quand toi tu fais un salaire à ton planton ».

Source : Tamtaminfo.com

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