Faits divers. ARRETE POUR VIOL ET VOL


Viol, vol : un gang de fils à Papas sous les verrous. 

Ahmed Vall, Dah dit « Houlako », Mohiedine, Mohamed El Hafedh et Cheikh Sid’Ahmed ont été accusés de viol sur une jeune fille de 17 ans, enlevée alors qu’elle se tressait dans un salon de coiffure à la Socogim PS à la veille de la fête d’El Fitr.
La bande qui opérait à bord d’une voiture volée a revendu par la suite la bagnole après avoir vandalisé le salon où ils avaient enlevé leur présumée victime. Ils sont jeunes, riches et comptent sur la puissance de leur famille pour un permis de nuire avec impunité.

Cette bande de présumés délinquants a été épinglée juste après son forfait par les limiers du Ksar, entendue par la police puis déferrée au parquet de la République. Le juge d’instruction du 6ème cabinet, Issa, qui assure en même temps l’intérim de son homologue du 5ème cabinet était très ému par ce cas.

En effet, le jeudi 23 août dernier, la bande, dont deux éléments sont encore en cavale, en l’occurrence Ahmed Vall et Dah, a été suivie au parquet par toute la parenté. Le Palais de justice connut ce jour-là un véritable défilé d’opulence, voiles importés d’Inde, parures dorées, et bolides de rêves pour les femmes, riches boubous basins, chemises griffées et chaussures de valeur pour les hommes, le tout, accompagné de senteurs exquises qui embaumèrent les allées. Un colonel dont le fils figure parmi les prévenus était même parmi la parenté venu tenter une intervention l. Mais dans cette affaire-là, le juge d’instruction comme le parquet avaient refusé toute intercession.

La jeune fille accompagnée par sa famille marchait difficilement. Les médecins qui l’avaient examinée avaient dans la réquisition médicale indiqué une rupture violente de l’hymen, tandis qu’une organisation spécialisée dans la prise en charge des filles victimes de viol, excédée par la recrudescence du phénomène et les sanctions légères appliquées dans ces cas, en appelait au durcissement des peines infligées aux violeurs, allant jusqu’à réclamer la peine de mort pour ses auteurs, afin que la série macabre s’arrête en Mauritanie.

Après avoir été entendus par le juge, Mohiedine, Mohamed El Hafedh et Cheikh Sid’Ahmed ont été déposés en prison. Le juge a juré qu’il n’accordera pas la moindre liberté provisoire pour les prévenus. Les limiers avaient même retrouvé l’arme utilisée par la bande pour intimider la jeune fille et dévaliser le salon de coiffure.

La voiture volée avec laquelle ils avaient opéré cette nuit-là pour enlever la jeune fille, la violer avant de la jeter ensanglantée dans la rue, a été remise à son propriétaire. Les prévenus devront ainsi rembourser l’argent obtenu par sa vente. Un autre jeune du nom d’Abdoul Aziz Soumaré a été arrêté avec la bande pour participation au sac du salon de coiffure, sa participation au viol n’ayant pas été établie. La victime elle-même avait indiqué qu’elle n’a pas pris part à l’acte.

Encore une bonne accusée de vol par sa patronne.

Le scénario est toujours le même. De malhonnêtes patronnes accusent leurs bonnes de vol lorsque ces dernières réclament leur salaire. Heureusement que les magistrats ont compris ces subterfuges et n’accordent plus beaucoup de crédits à ce genre d’accusation. C’est ce qui a probablement sauvé Ndicko NDiaye et sa copine Fatou Sall de prison.

En effet, NDicko travaillait durant le mois de Ramadan dans une famille. Sa copine Fatou Sall venait souvent l’aider, puis les deux rentraient ensemble à la fin des travaux. Ce sont deux amies inséparables depuis l’enfance. A la fin du mois, NDicko réclama son salaire. La patronne lui demanda d’attendre le lendemain.

Ce jour-là, NDicko eut ses menstrues. Elle informa alors sa patronne qu’elle ne pouvait venir pour indisposition. Ne pouvant pas attendre des jours sans bonne, la patronne décida d’engager une autre fille. Et c’est cette dernière qui lui indiqua la maison de NDicko. Aussi, cette dernière fut extrêmement surprise de voir sa patronne débarquer accompagnée d’un policier.

Elle et son amie, Fatou Sall furent conduites au commissariat de Tevragh-Zeina 3, le jeudi 23 août dernier, où elles apprirent qu’elles sont accusées du vol des bijoux de la patronne, une valeur qu’elle a estimé à 2 Million d’UM. Ce qui fit sourire NDicko qui fit comprendre aux policiers que si réellement elle avait volé une telle fortune, elle aurait tenté de quitter Nouakchott, et même la Mauritanie.

Mais les déclarations de la plaignante allèrent crescendo durant les trois jours que les deux jeunes femmes passèrent en garde-à-vue. Les bijoux prétendument volés voguèrent ainsi d’une valeur de 2 Millions d’UM, à 4 Millions, puis 7 Millions. Mais les policiers qui passèrent de fin en comble les domiciles des deux femmes n’avaient rien trouvé.

Le dimanche 26 août, elles furent déferrées au parquet, entendues par le procureur puis par le juge du 6ème cabinet. Ce dernier, en l’absence de preuves ou de témoignages compromettant, douta fort bien de l’accusation. Il libéra les deux femmes sous contrôle judiciaire pour la grande joie de leurs familles qui s’inquiétaient pour leur sort. Elles devront ainsi se présenter tous les dimanches et jeudi au commissariat pour signer un acte de présence et ce, jusqu’à la tenue du procès.

Abou Cissé.

Source: lauthentique

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