Faits divers de l’Authentique.

Ils refusaient de s’arrêter aux contrôles. 
La Brigade Mixte de la Gendarmerie a arrêté, la semaine dernière six étrangers avant de les déférer au Parquet devant le Procureur de la République.

 


Après avoir acheté des marchandises du Sénégal, ils avaient brûlé tous les postes de contrôles de la police et de la gendarmerie, sur l’axe Nouakchott-Nouadhibou, pressés visiblement de rentrer à Nouakchott.

Roulant dans cinq véhicules, ils ignoraient superbement les signaux des forces de l’ordre. Finalement, les gendarmes se sont lancés à leur poursuite avant de les épingler.

Des voleurs arrêtés

Soueid’Ahmed Ould Ismail et Billal Abdallah ont été déférés au Parquet devant le Procureur de la République. Ces deux jeunes bandits avaient agressé une femme avant de prendre son portable. Ils l’avaient violemment frappée, mais elle avait retenu leur visage. Les deux jeunes seront arrêtés plus tard et conduits au Commissariat de Tevragh- Zeina 2 ou la femme les reconnaîtra. Après interrogatoire, le Procureur de la République enverra leur dossier auprès du juge d’instruction du 5eme Cabinet qui les écroua. Les deux voleurs ont été suivis par leurs proches qui tentaient de les libérer, en vain.

Il retourne en taule trois jours après avoir goûté à la liberté

Mohamed Lemine est un jeune garçon, dont l’existence paraît être circonscrite à l’univers carcéral. Après deux années de prison, cela faisait juste trois jours qu’il savourait les délices de la liberté, avant de retomber dans un larcin qui le retourna à la cage de départ, c’est-à-dire la prison. Sans qualificatif, sans boulot, vivant en totale indépendance par rapport à la cellule familiale, Mohamed Lemine ne dépend que de lui-même et doit tout se payer lui-même pour survivre et se loger.

Dans la nuit du 3 Octobre dernier, n’ayant pas pu s’adapter après trois journées de liberté, il avait sauté dans une concession et volé des portables et quelques paires de chaussures. Une fois son forfait réussi avec brio, il était repassé par le mur, mais malheureusement pour lui, il tomba sur les passants. Ces derniers l’épinglent et lui délivre à une patrouille de la police qui faisait la ronde.

Le bruit de l’arrestation réveilla les habitants de la maison qui découvrirent que leur voleur venait de se faire prendre. Il est déféré au Parquet le lendemain avec son butin. Le Procureur de la République, compatissant, lui demanda pourquoi il ne cherchait pas du travail. Réponse « J’ai cherché mais je n’ai rien trouvé « . Le Procureur lui dit qu’il va l’envoyer en prison. Réponse « d’accord, Monsieur le Magistrat « .

Mohamed Lemine semblait résigné à subir son sort, quel qu’il soit. Face à ses parents consternés, il affichait une mine placide, comme s’il ne pouvait pas vivre en dehors de cet univers carcéral où il n’était obligé de chercher ni sa pitance ni un logis.

Voleur et menteur !

Yacoub Diop vit dans une chambre qu’il partage avec d’autres camarades à la Médina 3 à Nouakchott. Il n’a pas de souci, partageant la cuisine de ses amis. Le matin, chacun se rend à son boulot, ses deux compagnons de chambre, des maçons, travaillent dans un chantier de construction à Tevragh-Zeina. Au milieu de la semaine, une bagarre éclate. Les deux maçons accusent Yacoub d’avoir volé leur argent, ce qui mit ce dernier dans tous états. Ils décident de passer l’éponge pour ne pas compromettre le bon climat qui règne au sein de la bande.

Cinq jours plus tard, un compatriote venu rendre visite, tomba sur du matériel, des cartes de recharge téléphoniques qu’on lui avait volé. Il accuse Yacoub d’être l’auteur du larcin. Ce dernier, très sensible, monta sur ses grands chevaux et jura qu’il ne savait même pas de quoi il s’agit. Le ton monte et l’affaire finit par tomber sur le bureau du commissariat de Tevragh-Zeina 1, malgré les efforts des maçons pour ramener le calme.

Yacoub est arrêté et placé en garde à vue avant d’être déféré au Parquet de la République. Solidaires de son malheur, ses amis de chambre étaient là aussi. Yacoub Diop est déféré en prison mais ses amis, dans deux jours font tout pour faire tomber la plainte et supplie la clémence du Parquet qui libère Yacoub âpres l’avoir strictement conseillé de ne plus le répéter.

Encore des faussaires

Boubacar et Chérif, des faussaires spécialisés dans les faux billets de banque ont été épinglés en flagrant délit et écroués. Comme toute la faune de leurs espèces, ils opèrent discrètement, tapis dans un des bidonvilles de la capitale, dans une maison isolée. Mais les policiers de Sebkha 1 les soupçonnaient depuis longtemps. Une filature fut décidée. Tous les mouvements du duo étaient suivis à la loupe, discrètement. Ils seront épinglés en pleine action le 4 Octobre dernier alors qu’ils venaient d’entamer une opération au grand marché.

Arrêtés et conduits au commissariat, la fouille de leur piaule révéla l’existence de lots importants de billets de banque, surtout de faux dollars. Ils ont été déférés au Parquet dans une piètre mine, les habits déchirés, en culotte, sans chaussures et les cheveux hirsutes. Après les avoir interrogés, le Procureur de la République les a renvoyés devant le juge d’Instruction du 6eme Cabinet qui leur délivré un Mandat de dépôt. De quoi faire réfléchir ceux qui cherchent à se procurer une devise forte.

Source:cridem

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