Faits divers… Faits divers… Faits divers…

faits_diversMeurtre à la Médina 3 

La partie sud de Tevragh Zeïna qu’on appelle Capitale est une zone quasiment « traditionnelle » d’insécurité et de hauts risques. Pendant la journée, la plupart des malfaiteurs et délinquants de Nouakchott s’y trouvent aux aguets. La nuit, ceux des médinas voisines y font la loi, malgré les efforts sécuritaires actuellement déployés par les autorités. Dès vingt-deux heures, des bandes circulent, s’attaquent aux passants et autres vendeurs ambulants. On soupçonne les salles de jeux et de vidéos clandestines de leur servir de lieux de ralliement.

Vendredi 30 Janvier, vers 22 heures, dans une rue au sud de l’école Justice, non loin du comptoir américain, voici quelques jeunes assis, sur un banc, à écouter de la musique.  Passe, à proximité d’eux, un autre jeune homme. Moqueurs, ils l’interpellent, histoire d’en rire.  Le passant répond par des insultes. Piqué au vif devant ses copains, Ould Sneïba, le chef du groupe, se lève précipitamment et lui flanque une violente gifle. L’autre dégaine alors un couteau et poignarde son agresseur, avant de prendre ses jambes à son cou, tandis qu’Ould Sneïba s’effondre. Les collègues de celui-ci entament la chasse et coincent l’énergumène qui les menace de son poignard déjà rouge de sang.  Va-t-on vers un carnage ? Heureusement, un policier a vu la scène, accourt et intime l’ordre au gamin de se rendre. Ce dernier s’exécute et on l’embarque, aussitôt, au commissariat de police de Tevragh Zeïna 1. Quant au pauvre Ould Sneïba, il meurt sur la route de  l’hôpital. Il était inconnu des fichiers de la police mais son meurtrier a été déjà raflé, lui, à plusieurs reprises.

Le dealer de la prison

Il est connu de tous que les prisons, tout particulièrement en Afrique, sont des plaques tournantes de la distribution et de la consommation de stupéfiants. En Mauritanie, on n’en est pas en reste, malgré les mesures continuellement prises par nos autorités carcérales. Un dealer notoire, arrêté il y a quelques années, fit ainsi tout pour demeurer en taule car ses affaires y florissaient. En peu de temps, il réussit à mettre sur pied une très active filière et approvisionna, deux années durant, ses clients, tant en prison qu’ailleurs. C’est par le biais des visiteurs que la drogue parvient aux prisonniers. On cache parfois des sachets dans les repas préparés par leurs familles. Un innocent fut ainsi arrêté, en 2010, en tant que présumé complice d’une femme qu’il avait accepté de conduire à la prison, sans savoir que le plat de riz qu’elle y amenait, « pour son frère », disait-elle, dissimulait un sachet de poudre.

Cette semaine, un garde de la prison a suspecté un colis envoyé à un prisonnier. Il établit une discrète surveillance pour identifier le destinataire et ne tarde pas à apprendre qu’il s’agit de « Pepti », le fameux récidiviste. On fouille alors l’objet et découvre une grande quantité de drogue.  Avant de coffrer, le même jour, l’expéditeur, un  autre  récidiviste notoire. Pepti semble donc avoir relayé le fameux Abdallahi « Lekhal », ex-principal dealer de  la prison de Dar Naïm et transféré, voici quelques mois, à Aleg. Pepti a été renvoyé au commissariat de police anti-drogue, pour une garde à vue et un nouveau  procès-verbal, avant d’être ramené dans sa cellule.

La bande des pickpockets mineurs

Au cours des deux semaines passées, plusieurs vols à l’arraché de sacs de femme, contenant de l’argent et autres objets de valeur, ont été perpétrés en plusieurs supermarchés de la capitale. Le Commissariat Spécial de la Police Judiciaire (CSPJ)  ouvre une enquête. Deux éléments de la fameuse Brigade de Recherche du Banditisme (BRB) interrogent quelques victimes et font le tour des épiceries ciblées. Embusqués en civil, le lendemain, aux abords d’un supermarché, ils repèrent une Toyota Avensis aux verres fumés. Deux jeunes hommes en descendent et s’engouffrent dans le centre commercial qui grouille de monde, alors qu’un troisième reste au volant de la  voiture. Alertés par le manège, les deux policiers suivent les suspects qui  se dirigent directement vers un groupe de femmes agglutinées devant des étalages. Ils en bousculent deux pour tenter d’ouvrir leurs sacs mais les pandores sont déjà sur eux et les coincent, en flagrant délit. Embarqués au commissariat, les lascars reconnaîtront avoir volé le contenu de plusieurs sacs profitant des bousculades dans les supermarchés. Après deux jours de garde à vue et d’auditions, les voilà déférés et écroués.

Mosy

Source: Le calame

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