Faits divers… Faits divers… Faits divers…

faits_diversUn officier du GSSR aux prises avec un douanier 

Samedi 6 Août, vers vingt-une heures, la circulation est dense sur un des grands carrefours de Nouakchott. Des agents du GGSR – « Misgharou » en jargon populaire – règlent la circulation. Soudain, c’est le blocage et, très vite, le concert de klaxons. Les agents affluent vers le côté du carrefour d’où semble venir le problème. Une Toyota Land cruiser aux couleurs de la douane stationne sur la chaussée et deux agents du groupement d’intervention rapide de la douane procèdent à des contrôles de carte grise. Le chef de poste de la sécurité routière salue poliment les douaniers et les prient de mieux se garer pour débloquer la circulation. Mais, restant concentrés sur leur tâche, les soldats de notre économie ne donnent aucune suite à la requête. Les agents du GSSR vont alors rendre compte à leur hiérarchie.

Un peu plus tard, un homme en boubou descend d’un véhicule et se dirige vers les douaniers toujours affairés à contrôler les véhicules malgré l’encombrement. « Messieurs », lance-t-il fermement, « vous bloquez la circulation, dégagez, c’est un ordre ! – Va te faire foutre ! », lui répond le chef de poste des douanes. Insultes, noms d’oiseaux en tout genre mais, grâce à Dieu et sagesse aidant, on n’en vient pas aux mains. L’homme en civil s’appelle Lab ould Haïmdoune et finit par faire entendre sa qualité de commandant de la gendarmerie mais cela ne suffit pas à convaincre le douanier aussi borné que malotru. Lab informe alors le général Mohameden ould Bilal, commandant du GSSR… qui téléphone, à son tour au général Dah ould El Mamy, directeur général de la douane. Ce dernier ordonne aussitôt de mettre le douanier aux arrêts, pour manque de respect envers un officier supérieur. Le malpoli se défendra en arguant de ce que Lab ne s’est présenté qu’après l’altercation. Nouvel épisode des relations tendues entre les deux corps, souvent opposés sur le terrain : les uns cherchant à fluidifier la circulation, une préoccupation tout à fait étrangère aux autres…

Les patrouilles et rafles reprennent

Comme nous l’avons relaté la semaine dernière, les rondes et patrouilles sécuritaires ont presque cessé à Arafat, durant la préparation et le jour du sommet de la LEA à Nouakchott. Les malfaiteurs en ont profité pour reprendre leurs activités en divers quartiers, touchés par plusieurs cambriolages, vols, braquages et agressions diverses. Une boutique à proximité d’un commissariat fut même dévalisée.

Mais, depuis deux nuits, les patrouilles et rondes de la garde ont repris dans le quartier d’Arafat qui jouxte Ten Soueïlim. Des dizaines de voyous ont été raflés et remis aux commissariats de police de la zone. Les voitures de la Garde sillonnent désormais toutes les ruelles sombres raflant tout jeune d’apparence suspecte. Les groupes de « djenks » pantalon bas des fesses et écouteurs aux oreilles vont à nouveau éviter de circuler la nuit. D’autant plus que les condés ne plaisantent pas : une patrouille est venue arrêter, à leur domicile, des adolescents qui avaient juste sifflé à son passage !

Un gendarme accusé de vol

Baba ould Chérif est un mauritanien qui vit en Côte d’Ivoire. Il est rentré tout dernièrement au pays, pour passer des vacances au Hodh ech-Chargui, sa région natale. Se déplaçant à bord d’un véhicule immatriculé dans son pays de séjour, il est contrôlé par un poste de gendarmerie qui constate l’expiration de l’autorisation de son véhicule à circuler. Baba affirme alors qu’il est justement sur le départ vers Nouakchott pour obtenir, auprès de la Direction générale des douanes, une prorogation de cette autorisation qui vient à peine d’expirer. Et voilà notre homme à chercher, en vain, un arrangement à l’amiable… qui tourne, bientôt, à l’altercation avec un des agents. Selon Baba, les pandores l’embarquent à la brigade où il se voit obligé d’ôter son boubou. Ils lui saisissent ses deux téléphones portables, 76 000 UM dans la poche du boubou et 200000 UM dans celle de son pantalon. On l’enferme ensuite, sans lui autoriser aucun contact ni visite.

Le voici déféré, le lendemain matin, au Parquet de Néma. On lui rend, devant le procureur, ses téléphones et 76000 UM. « Et les 200000 ? », s’indigne-t-il auprès du magistrat. Celui-ci demande des explications au gendarme qui nie avoir saisi une telle somme. Ould Cherif insiste. Le procureur renvoie alors le dossier à la gendarmerie pour une nouvelle enquête. Aux dernières nouvelles, un arrangement à l’amiable aurait été trouvé. Ould Cherif aurait laissé tomber cette affaire et les gendarmes clos le dossier.

Mosy 

Source: Le calame 

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