Faits Divers: Meurtre à Sebkha d’un père de famille

Le nommé Mohamed Lemine Diawara, 34 ans, a été inculpé pour le meurtre de son ami Saidou Tabane, un Sénégalais de 41 ans, père de 5 enfants. Tabane s’était disputé avec sa femme et avait préféré aller vivre avec son ami Diawara jusqu’à ce que les choses se tassent. Ils rendaient visite cependant tous les jours à ses enfants et leur laissait la dépense. Aux dires de ses voisins, c’était un bon père de famille.

Tous les deux maçons, Tabane et Diawara faisaient partie de ces ouvriers de la Polyclinique, ce fronton de la classe ouvrière étrangère à bon marché. Au cours de cette nuit fatidique du 28 mars 2012, les deux amis étaient restés tard, à la recherche d’un hypothétique client. Il était 2 heures du matin. La chance n’avait pas souri à Tabane. Diawara lui remit 500 UM et lui demanda d’aller acheter de la cigarette. Tabane s’exécuta, mais oublia la monnaie chez le boutiquier. Diawara, bien que plus jeune était plus forte que Tabane et utilisait cette ascendance et le fait qu’il l’hébergeait pour en faire son petit commissionnaire. Il demanda sa monnaie. Tabane lui répondit l’avoir oublié à la boutique. Diawara lui fit la gueule, ne croyant pas à son histoire. Mais une fois à la boutique, il s’avéra que Tabane n’avait pas menti. Le boutiquier lui rendit sa monnaie.

Les deux copains décidèrent alors de rentrer à la maison. Une fois sur place, Diawara remit 1.000 UM à Tabane et lui demanda d’aller leur chercher de quoi manger. Il faisait tard et plus de restaurant en vue. Tabane dénicha cependant une dibiterie encore ouverte. Il paya une tête de mouton. A son retour, Diawara lui demanda sa monnaie. Tabane lui jura qu’il ne restait rien. Il se déshabilla même pour montrer à Diawara qu’il n’avait rien.

Mais Diawara fulminait déjà. Voyant que son ami avait perdu son contrôle et devenait de plus en plus violent, Tabane sortit de la chambre et alla s’assoir au pas de la porte. Diawara, aveuglé par l’Eau de Roche qu’il avait bu, vint l’y rejoindre et l’entraîna dans la chambre. Là, il le tabassa avec un gourdin jusqu’à la mort. Effrayé, Diawara tira le cadavre jusqu’à la rue et l’y déposa. Ce sont des fidèles qui se rendaient à la prière de l’aube qui trouvèrent le corps.

Ils alertèrent le commissariat de Sebkha. L’Inspecteur Kénémé et son équipe, l’adjudant Sow Ousmane, les brigadiers Dabo et Touré Ousmane rappliquèrent dare-dare, suivis de près par le Procureur de la République, puis les Sapeurs pompiers. L’examen du corps terminé, les policiers se rendirent à l’intérieur de la maison, suivant les traces du corps. Diawara fut tiré de son lit. Les policiers découvrirent ce qui est probablement l’arme du crime, le gourdin. Dans leur rapport préliminaire en examinant le corps, la police scientifique avait évoqué une telle arme comme cause du décès.

La nouvelle se répandit, plongeant la famille de Tabane dans le désarroi. Son épouse, ses quatre filles et son garçon s’abîmèrent dans les lamentations. D’abord Diawara nie l’accusation, avant d’être confondue par ses empreintes et les autres preuves matérielles trouvées sur le corps et auprès de lui. Il passa à table et expliqua les péripéties de l’acte.

Déferré au parquet, Diawara tenta une nouvelle fois de se rétracter. La femme de Tabane et ses enfants étaient au Palais, tristes et endeuillés. Diawara essaya encore de rejeter les accusations, mais les rapports de la police scientifique étaient assez édifiants. Il fut inculpé et conduit en prison L’occasion de saluer le travail difficile et ingrat de la police scientifique qui bosse sans grands moyens et sans incitations conséquentes. Un appel pour que plus d’égards soit accordé à cette branche importante de la police judiciaire.

Verdicts dans l’affaire d’alcool.

Jugé le 28 mars 2012, le dossier de l’alcool où des étrangers sont impliqués a été rendu le 4 avril dernier par le président de la Cour correctionnelle, Ahmed Vall Ould Lezgham.

Dans son rendu, le magistrat a trouvé tous les prévenus coupables des faits suivants : l’apologie et la détention d’alcool, ce qui les expose aux sanctions prévues par la législation mauritanienne. La Cour s’est contentée, en guise d’avertissement, de leur infliger des amendes au lieu de peines privatives de liberté.

C’est ainsi que le Français Gil Bicko a été condamné à verser 90.000 UM d’amende, Jacques Tonio et Simone Pascal, 65.000 UM chacun. Quant au Libanais Hassane Lahaf et son frère Kassan Lahaf, ils ont aussi été condamnés à verser une amende de 65.000 UM chacun.

Christophe Bière, Eric Sierra, Nicolas Youv, Pépé Jean, Wine Makoi et les deux Chinoises, Susan Avant et Piyor Difor ont été sommés de payer chacun 40.000 UM d’amende.

Leurs avocats, Me Moulaye El Ghaly Ould Moulaye et Me Hamdi Ould Baba semblaient satisfaits du verdict. Leurs familles venues nombreuses au procès, aussi.

Abou Cissé.

Source: lauthentique

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