FESTIVAL DE TICHITT: L’ESCALE DE LEKHCHEB

Le Festival de Tichitt :

l’escale de Lekhcheb.

Au-delà du fait que Tichitt demeurait la plaque tournante de ce «Festival des Villes Anciennes», la localité de Lekhcheb, s’est très vite mobilisée par une cohésion exemplaire de tous ses ressortissants qui, à leur manière, tenaient, eux aussi, à se procurer, les mérites de cet événement multidimensionnel.

En effet, carrefour adulé entre deux destinations (110 km de Tidjikdja et 130 km de Tichitt), Lekhcheb est une petite localité à vocation agro-pastorale.

Sa population, lors du dernier recensement, avait été estimé à 1.700 habitants; ce chiffre, dit-on, pouvant être vu à la hausse.

Mesurant la portée de l’honneur qui leur avait été fait par le choix de Tichitt, un comité de cadres, composé de messieurs Mohamed Ould Memoud, Mohamed Ould Selme, Mohamed Salem Ould Oumar, Baddah Ould Mohamed, Khadim Ould Nekhteirou, Mohamed Mahmoud O Selme et Sid’Ahmed Haide,

a été aussitôt mis en place sur cette escale pour identifier et suffire aux divers volets de cette mobilisation.

Par une conjonction des efforts et des moyens de tous ses membres, notre envoyé spécial a pu, de visu, constater les exploits mémorables réalisés par ce Comité :

 –          Construction, à bref délai, d’une maison pour les hôtes et, fait exceptionnel dans cette localité, munie d’un groupe électrogène.

–          Construction de latrines, de cuisines et de toilettes.

–          Dressage de plusieurs tentes parées de moquettes, de matelas et d’oreillers.

–          Achats d’ustensiles pour la cuisine et les services.

–          Cuissons de nombreuses recettes ayant mis les nombreux visiteurs dans l’embarra du choix.

–          Pendant sa première escale à Lekhcheb, notre envoyé spécial a pu constater l’abattage de 6 chameaux et une quarantaine de caprins.

 Par ce dispositif d’une grande rareté, les festivaliers y ont été gracieusement hébergés et restaurés, à l’aller comme au retour.

Certains observateurs avertis estiment que cette hospitalité a très fortement contribué à procurer à Lekhbeb un rang de contributeur incontournable de la réussite du Festival de Tichitt, duquel bon nombre de festivaliers se souviendront.

De manière tout à fait particulière, Monsieur Mohamed Saleck Ould Bneijara, sénateur de Tichitt, a pris à son seul compte, à Lekhcheb,  la mise en place d’un site d’accueil traditionnel garni de tentes.

A Tichitt,

Nombreux ont été les citoyens qui ont pu faire la découverte de plusieurs produits, fabriqués localement, qui, par manque de promotion, sont encore inconnus du grand public et, plus particulièrement, les distributeurs et les consommateurs.

Parmi tant d’autres exemples que l’on peut citer : les superbes tapis tissés par la Coopérative de tissage  de Sélibabi et le fonio (made in Mauritania) cultivé et ensaché à Achram.

Ainsi, le Festival de Tichitt, outre sa force de pouvoir restaurer et revigorer les valeurs culturelles et intellectuelles d’un passé aux immenses richesses, à jamais indélébiles, est une activité génératrice d’emplois pour les populations locales et constitue, à n’en pas douter, un puissant facteur de retour aux sources pour ses ressortissants et le commun des mauritaniens.

Pour un « coup de maître », avouons que le Festival de Tichitt en est un.

LA RÉDACTION

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