Festival Sagesse Populaire : Un exercice pour les élèves à bien manier la langue de Molière

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La 3e édition du Festival « Sagesse Populaire » s’est ouverte ce jeudi 06 novembre à l’Institut Français de Mauritanie (IFM). Une centaine d’élèves, enseignants, administrateurs d’établissements scolaires, journalistes et autre public ont pris part à la première journée qui a ouvert ce Festival. Un jury était constitué pour déterminer les meilleurs conteurs ou conteuses représentant les établissements scolaires retenus pour la circonstance.

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C’est à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits de l’enfant que les organisateurs, l’Espace Culturel Diadié Camara et ses partenaires en particulier l’IFM, le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France (SCAC), Tasiast Kingross, la Fondation Moctar Daddah, l’Ambassade des USA et Mauritel, ont saisi cette opportunité pour marquer cet évènement. Les élèves des établissements scolaires Diam Ly, Ba Soulé, Cheikh Moussa et El Hadj Oumar Tall ont fait preuve dans la liberté d’expression face à  un public venu nombreux soutenir les futurs grands conteurs de la Mauritanie.

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Ce festival qui se déroule du 06 au 20 novembre en cours permettra, à coup sûr, aux élèves compétiteurs de s’armer de courage pour manier la langue de Molière. C’est d’ailleurs ce qu’on a remarqué durant la première journée qui a vu Melle Nadia Fall du collège Diam Ly, très en verve et maîtrisant parfaitement son conte du petit Hamidou. Sans influencer la décision du jury, cette élève a émerveillé le public dans sa façon de raconter son conte. Même si Marième de l’école Ba Soulé (dans «un garçon que la parole et le silence tuent ») a été quelque peu prise de panique, le public l’ayant aidé par moment pour avoir le cœur net et poursuivre son conte. Tabara Camara de l’école El Hadj Oumar Tall, est venue redonner du tonus au public. Panachant soninké et français, elle a tenu en haleine le public par sa chanson soninké. Au bout du conte, elle a indiqué que « la méchanceté est mauvaise mais la naïveté peut conduire à la perdition ». Très détendue et enthousiaste, elle a pour sa part, montré sa maîtrise de la langue française. Ce dont ses enseignants se sont réjouis. Pourtant, renseignent-ils, «nous n’avons eu que trois jours seulement pour préparer nos élèves ». Mieux, l’organisateur, Camara Diadié avait soutenu que « cette difficulté est liée au fait que les élèves avaient repris le chemin de l’école il y a de cela deux semaines ». Ce qui explique pourquoi, Marième avait des lacunes.

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Toutefois, Khadijetou Diagana de l’école Cheikh Moussa, à l’image de Nadia et Tabara a pris son courage en main dans son conte expliquant «un certificat de mariage pas comme les autres ». Nissane Guèye de Diam Ly dans son conte d’un «peulh qui méconnaît ses vaches », Diyé de l’établissement Ba Soulé, Fatoumata Wagué d’El Hadj Oumar Tall (l’amour indispensable dans la vie) et Aïchétou Wagué de Cheikh Moussa se sont montrées très déterminées et courageuses dans la présentation de leurs contes respectifs. La première journée présentant deux candidates par établissement, a été bien appréciée par le public qui n’a pas souhaité quitter la tente dressée pour l’occasion tellement les contes étaient intéressantes, éducatifs et instructifs.

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Cette 3e édition du festival « Sagesse populaire » a permis ou permettra non seulement aux élèves de s’exercer à manier librement la langue de Molière mais également de s’armer de courage pour s’exprimer devant un public. Mieux, ils pourront avoir l’inspiration de raconter des histoires voire se préparer à la dissertation française. Le public pour sa part, a fait preuve d’une grande qualité d’écoute, encourageant à tout instant les candidates.

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D’ailleurs, l’innovation cette année, c’est l’organisation de ce concours de contes dédié aux élèves de collèges. Le festival se poursuivra le 13 novembre prochain à l’IFM avec cette fois-ci une compétition qui mettra aux prises les élèves des établissements Djigo, Baobab, Al Baraka et Petit Centre. De Chaudes empoignantes en perspective, promet l’organisateur qui a indiqué que la finale opposera les deux meilleurs conteurs du 06 et du 13 pour désigner la meilleure ou le meilleur le 14 novembre à l’occasion de l’inauguration du festival au Centre Culturel de la CUN. Des récompenses sont prévues pour le meilleur ainsi que pour les autres candidats. Par ailleurs, l’organisation, visiblement satisfait de la prestation des candidates de la première journée, n’a pas manqué de remercier ses partenaires précités qui l’ont soutenu et accompagné dans son projet. L’accent a été mis sur le SCAC qui a toujours soutenu des Ong locales dans divers domaines (de la jeunesse notamment) octroyant même des bourses de formation aux journalistes.

Badiane

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