Fifa: le congrès de tous les dangers

Blatter_FIFALes 209 fédérations nationales de football membres de la Fifa élisent ce vendredi leur président. Parti largement favori, mais fragilisé par l’affaire de corruption qui secoue l’organisation, le Suisse Sepp Blatter, qui brigue un cinquième mandat, aura face à lui un seul adversaire, le prince jordanien Ali Bin Al Hussein.

Deux cent neuf fédérations nationales de football sont membres de la Fifa. C’est autant de voix pour désigner qui du sortant Sepp Blatter et du prince jordanien Ali Bin Al Hussein prendra les rênes de la Fédération internationale de football. Une élection qui semblait jouer d’avance, tant Sepp Blatter semblait favori. Mais cette gigantesque affaire de corruption impliquant des pontes de la Fifa a rebattu les cartes.

Soutiens habituels

Le président sortant peut compter sur ses soutiens habituels, les confédérations africaines et asiatiques. Elles lui apportent déjà une bonne centaine de voix. Mais de l’autre côté, le prince Ali a gagné un appui de poids ce jeudi. Michel Platini a en effet déclaré que sa confédération, la puissante UEFA européenne voterait en très grande majorité pour le Jordanien. Si on veut que la Fifa retrouve une morale, changer le président est la seule solution, a déclaré Michel Platini en invitant les fédérations non-européenne à voter contre Sepp Blatter.

Plus tôt ce jeudi, à l’occasion d’une réunion exceptionnelle entre le patron de la Fifa et les patrons des six grandes confédérations continentales, Michel Platini a demandé à Sepp Blatter de démissionner. Car même si Sepp Blatter n’est pas personnellement impliqué dans ce scandale, c’est son système qui est dénoncé, lui qui est patron de la Fifa depuis 1998 et qui brigue un cinquième mandat consécutif.

Peu souhaitent déboulonner la statue du commandeur

A 79 ans, nous dit notre envoyé spécial à Zurich,Christophe Diremszian, le natif du canton du Valais dans les Alpes, veut donc rempiler après avoir pourtant juré qu’il passerait la main. Mais ils sont peu dans ce monde volontiers opaque à vouloir déboulonner la statue du commandeur car le tout puissant patron du football mondial s’est fait en 17 ans de règne pas mal d’amis et beaucoup d’obligés.

Trois personnalités ont pourtant essayé de se dresser contre lui, deux ont abandonné dans la dernière ligne droite. L’ancien Ballon d’or Luis Figo, écœuré, dit-il, par un système verrouillé et le président de la fédération néerlandaise, Michael van Praag, qui a préféré rejoindre la fronde européenne anti-Blatter, aujourd’hui incarnée par le prince jordanien Ali Bin Al Hussein.

Source: RFI

 

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