FLAM : «La présidence de la République ne m’intéresse pas … » déclare Thiam Samba

Flam conference de presse 29-09-2013Thiam Samba, président des Forces de Libération des Africains de Mauritanie (FLAM) est de retour au pays depuis le 24 septembre. Il a eu droit à un accueil chaleureux de la part de ses militants et sympathisants. Après 23 ans d’exil, le leader du FLAM a décidé de revenir au bercail pour «un nouveau redéploiement» et pour contribuer à sa façon, au développement du pays.

En conférence de presse le 29 septembre à Nouakchott, il a tenu à préciser le champ d’action que compte occuper son organisation. Dans la foulée de ses déclarations, il a indiqué que «la présidence de la République ne m’intéresse pas», même si l’on sait que tout leader politique qui se déclare vise le fauteuil présidence. Il a également apprécié l’évolution de la question sécuritaire. «La situation sécuritaire s’est améliorée » a-t-il dit reconnaissant au passage «qu’il reste beaucoup à faire pour la question de la cohabitation» pour la simple raison que «le système politique est sous domination arabo-berbère».  Et Ibrahima Mifo Sow d’ajouter «qu’il y a une composante nationale qui s’est arrogée tous les pouvoirs et c’est cette question qu’il faut régler d’abord ».  Il s’est aussi prononcé sur le passif humanitaire. A ce titre, le leader des FLAM a soutenu que «la question du passif humanitaire n’est pas déterminant pour notre retour mais la situation globale du pays», notamment «l’amélioration du climat politique» qui a motivé le retour des FLAM. C’est donc selon Thiam Samba «tout un ensemble de facteurs conjugués» qui militent en faveur du retour des Forces de Libération africaine de Mauritanie. «Nous ne sommes pas revenus pour repartir, mais pour rester» a précisé Thiam Samba. «Les FLAM sont là pour continuer le combat» jadis porté sur les fonds baptismaux depuis la nuit des temps. Toutefois, les dirigeants des FLAM ont soutenu que depuis le déclenchement de leur lutte à travers le Manifeste du Négro Mauritanien opprimé qui leur a valu la prison, ils ont toujours dit qu’il faut «trouver des solutions mauritaniennes aux problèmes mauritaniens par le dialogue». Mais l’ancien régime dictatorial dont Ould Taya était l’artisan principal, a toujours présenté leur mouvement comme «un mouvement monstre qui veut éliminer les autres et faire de ce pays, un pays poular ». Ce qu’ils ont de tout temps rejeté. Mais semble-t-il, leur discours n’a pas été compris. «Nous considérons que de l’extérieur, notre discours n’a pas été compris et c’est d’ailleurs pourquoi nous sommes revenus pour mieux l’expliquer et contribuer au développement du pays». Se défendant bec et ongle, les leaders ont soutenu que «les FLAM sont des patriotes soucieux de l’intérêt national. Nous portons un projet de société où chacun se retrouvera et trouvera son compte».

Par rapport aux élections législatives et municipales en perspective, ils ont précisé qu’ils ne participeront pas et préfèrent observer et se concerter avec leurs partenaires naturels. En outre, s’agissant des moyens de leur politique, Thiam Samba a indiqué qu’ils feront comme tout le monde, «tirer le diable par la queue».  Il faut signaler à cette occasion, la présence de certains leaders de l’opposition à la conférence de presse, notamment Ladji Traoré Secrétaire Général de l’APP, Mohamed Dellahi, du parti des Verts, Ba Mamadou Alassane du PLEJ, Camara Mody, le permanent du MPR de Kane Hamidou Baba qui ont tous apprécié le retour des fils de la Mauritanie au moment où le pays a besoin de tous pour trouver des solutions aux maux qui gangrènent le développement du pays.  Aux côtés de Thiam Samba, il y avait, outre Ibrahima Mifo Sow, 1er vice président, Kaw Touré, porte parole des FLAM, Baba Saleh, conseiller du président Thiam Samba, Mamadou Sow ex-détenu de Oualata pour ne citer que ceux-là.

Badiana

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