FNDU « jusqu’à quand resterons-nous les bouches cousues et les bras croisés devant le pillage systématique de nos richesses ? »

 argent-ouguiyaquotidien-nouakchott : Le FNDU ‘Forum national pour la démocratie et l’Unité) remobilise ses troupes après avoir boycotté les dernières élections legislatives et municipale ainsi que la présidentielle en Mauritanie.

 Le FNDU, présidé par Ahmed Ould Daddah, a d’abord fait le constat suivant « La Mauritanie a bénéficié, au cours de ces dernières années, de ressources considérables. Naturellement, ce n’est pas du fait du régime en place, ni grâce à sa bonne gestion ou à son efficacité.

Cette abondance est plutôt due à une conjoncture internationale où les prix du fer ont été multipliés par plus de dix, les cours de l’or ont atteint des niveaux inégalés et les prix du poisson sont montés à des niveaux record.

C’est ainsi que la valeur des exportations du pays est passée, ces dernières années, de 500 millions de dollars à 3 milliard de dollars. Et, comme si cette manne ne suffisait pas aux yeux de nos gouvernants actuels, ils se sont mis à contracter des prêts à tour de bras, faisant passer la dette extérieure de pays de 60% du PIB en 2008 à 80% du PIB en 2014. » Mais fait remarquer le FNDU « comme notre pouvoir est insatiable, le voilà qui augmente de 14% à 16% la TVA, que tous les citoyens, déjà écrasés par la montée insoutenable des prix, payent sur tout ce qu’ils consomment, et ce afin de récupérer bien plus que ce qu’il va dépenser dans l’augmentation qu’il vient d’accorder aux fonctionnaires et agents de l’Etat. »

Question posée par le FNDU « où sont parties ces ressources et jusqu’à quand resterons-nous les bouches cousues et les bras croisés devant le pillage systématique de nos richesses ? »

Le Forum parle de « la généralisation de la gabegie et du pillage à tous les services publics et à toutes les institutions de l’Etat. »
Le Forum rappelle « quelques cas révélés par la presse et les forces politiques et sociales (et qui ne constituent que la partie visible de l’iceberg) donne la mesure de la déchéance et de la gravité de la situation que vit le pays : »

-Les membres de la bande qui prend le pays en otage ont perdu toute notion de la pudeur et n’ont plus de scrupules pour exposer leurs forfaits au vu et su d’un peuple qui croupit dans les problèmes et la misère et d’une jeunesse en proie au désœuvrement, au chômage et au désespoir. En voilà un qui se vante, au cours d’un meeting populaire enregistré sur une bande diffusée en boucle sur tous les sites, de gagner des milliards sur le dos de ce peuple. Au lieu d’être inquiété, voilà qu’il reçoit, chez lui, la bénédiction du Chef de l’Etat et les louanges, devant le Parlement, du ministre chargé de la Justice. Cela au moment où des centaines de chefs de familles, qu’il a spolié de leurs droits, sont laissés, sans ressources, exposés à la faim, au froid et aux serpents à l’entrée deNouakchott.

-Il ne se passe pas un jour sans que les moyens d’information nous rapportent de nouveaux détournements par milliards opérés par les membres des réseaux de malfaiteurs qui minent ce qui reste de l’administration de ce pays et dont certains se volatilisent, comme par enchantement, afin que le semblant d’enquête ne remonte jusqu’aux parrains de cette mafia qui nous gouverne.
-La passation de marchés de gré à gré par dizaines, portant sur des centaines de milliards d’ouguiyas, au profit des proches et de la parentèle, en dehors de toute procédure légale et de tous les critères de transparence est devenue une pratique courante dans le pays ; le marché de l’aéroport de Nouakchott en est l’exemple le plus éloquent.

-La création, à coup de dizaines de milliards, d’une multitude de sociétés dont le seul objectif est de justifier les détournements et les commissions faramineux, et qui sont toutes tombées en faillite (la Société d’approvisionnement des bateaux en haute mer, la Société du sucre, la Société pour les aménagements agricoles, la Société des poteaux électriques, la Société de transport public de Nouakchott, etc. etc.).

Cinquièmement : La création de dizaines d’établissements publics sans autres objectifs que celui d’offrir des postes et des avantages aux proches et aux laudateurs du régime.

-La création de villes fantômes au moment où nos grandes agglomérations, notamment la Capitale, sont dépourvues des infrastructures élémentaires qui garantissent leur viabilité et leur sécurité.

-Le retard de tous les projets en cours par rapport aux délais contractuels de leur réalisation, du fait que leur exécution a été confiée, par népotisme, à des opérateurs qui n’ont ni les qualifications ni les capacités requises pour leur réalisation.

-Les institutions de contrôle ont été détournées de leur mission et transformées en instruments pour les règlements des comptes et la couverture des proches du pouvoir. La justice a été assujettie pour maitriser tout le processus judiciaire, depuis l’inculpation jusqu’au verdict, en passant par l’instruction.

-Le plus grand paradoxe que nous vivons aujourd’hui réside dans le fait que ce régime, qui prétend faire de la lutte contre la gabegie sa priorité, n’a aucun condamné pour détournement dans ses prisons et n’a aucun dossier en cours devant les tribunaux pour cause de gabegie.
KD

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