FOCUS: Refugiés syriens au nord : le silence des autorités maliennes

FOCUSDepuis quelques jours, des informations font état de la présence dans le nord du Mali de centaines de réfugiés syriens. Ceux-ci seraient arrivés de laMauritanie et tenteraient de regagner l’Algérie. Mais, ce pays ne veut pas d’eux. Conséquence ? Ces syriens (hommes, femmes et enfants) seraient actuellement bloqués dans le septentrion.
Avec le grand froid qui s’installe, le manque de nourriture et d’eau, ces réfugiés sont en danger. Mais face à ce drame humain qui profile, aucune réaction pour le moment n’est entendue de la part des Etats et des organismes de défense des droits de l’homme et /ou des organismes en charge des questions humanitaires.
Mais le plus troublant, c’est le silence des autorités maliennes face à cette situation, qui peut être porteuse de danger pour une zone (le nord du Mali) déjà trouble. Le hic ! A la place de nos autorités, ce sont les mouvements armés, notamment ceux affiliés à la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), qui prend le relais. Et comme d’habitude enclenche la propagande médiatique.
Les autorités maliennes sont court-circuitées sur leur propre territoire. Et silence radio ! Ni le gouvernement, encore moins le chef de l’Etat, n’ont, au moment où nous mettions sous presse, évoqué le sujet.
Pour montrer qu’ils sont les « maîtres » incontestés de l’Azawad, la CMA se permet de faire traverser le Mali par des « réfugiés » syriens sans l’aval des autorités. Le chemin emprunté par ces Syriens est un message codé dont le contenu est clair comme l’eau de roche. Ces réfugiés traversent l’Azawad et non le Mali.
En effet, leur trajet passe d’abord par Nouakchott, en Mauritanie, où ils arrivent par avion, profitant de l’absence d’obligation de visa pour les Syriens dans ce pays. Ils rejoignent ensuite Bassikounou, à l’approche du Mali, où se situe le grand camp de réfugiés maliens de M’Bera. De là, des passeurs les transportent vers Ber (région de Tombouctou) sous contrôle de la CMA. Un long voyage dans le désert les conduit jusqu’à In-Khalil (région de Kidal), à la frontière algérienne.
Au-delà beaucoup de questions sont posées autour de la présence de ces Syriens sur le sol malien. Pourquoi le gouvernement ne communique-t-il pas sur cette affaire ? Qui se cache dernière ce nouveau trafic ? Car les hommes et les femmes concernés payent le prix fort pour cette traversée du désert malien. Qu’est-ce qui explique ce silence assourdissant des autorités de Bamako ?

Source : Maliweb

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge