Foot: deux enquêtes secouent Marseille et la 2e division française

Marseille-scandaleLe transfert d’André-Pierre Gignac (à droite sur la photo) de Toulouse à Marseille en 2010 intéresse les enquêteurs.REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Le football français a alimenté la chronique judiciaire ce 18 novembre 2014. Le président de l’Olympique de Marseille (OM), Vincent Labrune, a été placé en garde à vue dans une affaire de transferts de joueurs. Dans le même temps, plusieurs interpellations ont eu lieu dans une affaire de matches truqués dans le championnat de deuxième division (Ligue 2).

Le football français fait la Une des rubriques sports et justice, ce 18 novembre 2014, pour deux affaire différentes. La première concerne l’Olympique de Marseille (OM) et la seconde, le championnat de France de deuxième division (Ligue 2).

Une nouvelle histoire de transferts à Marseille

L’OM est rattrapé par une énième polémique sur des transferts de joueurs. Le patron du club phocéen, Vincent Labrune, a été interpellé et placé en garde à vue, tout comme les anciens présidents Jean-Claude Dassier et Pape Diouf. L’adjoint de Vincent Labrune, Philippe Pérez, doit également donner des éléments de réponse sur des « transferts présumés litigieux » où apparaîtraient des « liens avec le banditisme ». En cause, notamment, le transfert de l’attaquant André-Pierre Gignac, effectué en 2010. Les enquêteurs s’intéressent ainsi à des commissions et rétro-commissions versées à cette occasion.

Il y a quelques mois, des documents avaient été saisis lors d’une perquisition au siège du club. « Les auditions de ce jour s’inscrivent dans un travail d’investigation entamé il y a près de 2 ans portant notamment sur les conditions autour d’anciens transferts de joueurs », explique l’OM sur son site. Le communiqué ajoute : « L’actionnaire du club, Margarita Louis-Dreyfus, a réitéré aujourd’hui sa détermination pour que l’Olympique de Marseille soit géré dans le respect des règles professionnelles et éthiques et a exprimé sa pleine confiance dans l’actuelle équipe dirigeante ainsi que dans le système judiciaire français. »

En juin 2006, « l’affaire des comptes de l’OM », un autre dossier brûlant, avait donné lieu à plusieurs condamnations, dont celle de l’ancien actionnaire majoritaire de l’Olympique de Marseille, Robert Louis-Dreyfus, aujourd’hui décédé.

La Ligue 2 projetée sur le devant de la scène

Marseille avait également été secouée par une histoire de matches truqués en 1993. La célèbre « affaire VA-OM » est le dernier grand scandale de corruption ayant balayé le football français. Mais un nouveau dossier pourrait le déstabiliser à nouveau.

Une dizaine d’interpellations et des perquisitions ont été menées aux sièges de trois clubs de deuxième division (Ligue 2), Nîmes, Angers, Dijon, et à celui de Caen, aujourd’hui en première division (Ligue 1).

En cause, cette fois, l’attitude du Nîmes Olympique (NO) qui aurait proposé des arrangements à plusieurs adversaires et/ou exercé des pressions afin d’éviter une relégation en troisième division (National), la saison passée. Il est notamment question du résultat de la rencontre Caen-Nîmes (1-1) qui avait aidé Caen à monter en Ligue 1 et évité à Nîmes d’aller en National.

Les enquêteurs s’intéressent particulièrement à l’actionnaire principal du NO, Serge Kasparian, écroué dans « l’affaire du cercle de jeux Cadet », à Paris.

« La corruption, ou même le simple soupçon de corruption ou de trucage sont un poison mortel pour le sport en général et le foot en particulier, a réagi Frédéric Thiriez, le patron de la Ligue de football professionnel. A quoi servons nous si le public, les fans, les supporters n’ont plus confiance dans la sincérité des résultats ! »

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