Formation du nouveau gouvernement : Rien d’exceptionnel

aziz-pm-80613Enfin, la fin de plus de dix jours de suspense avec l’annonce de la formation gouvernementale qui aura à gérer la période post électorale. Onze nouvelles figures font leur entrée au gouvernement :

Ainsi le frère de l’ancien premier ministre Cheikh El Avia, le sénateur Seyidna Ali Ould Mohamed Khouna devient ministre de la fonction publique, Nani Ould Chrougha atterrit à la Pêche, Naha Mint Mouknass revient aux affaires à la place de Bemba Ould Dramane au tourisme, le professeur El Bekkaye Ould Abdel Malek est promu ministre de l’enseignement supérieur, le tonitruant député Sidi Mohamed Ould Maham, député d’Atar élu au « troisième tour » devient ministre de la communication.

L’ancien président de la zone franche redevient ministre de l’emploi, de la formation professionnelle et des nouvelles technologies. Fatma Mint Souein’aa devient ministre de la culture, de la jeunesse et des sports. Lemina Mint El Kotob Ould Moma est promue aux affaires sociales.

Hawa Tandia est envoyée comme ministre déléguée aux Mauritaniens de l’étranger, le secrétariat général du gouvernement échoit au doyen Diallo Mamadou Bathia et la délégation du Maghreb Arabe tombe dans l’escarcelle de Mekfoula Mint Agatt. Finalement, rien d’exceptionnel.

Les naïfs ont déchanté et la montagne a accouché d’une souris. A voir la tête des nouveaux ministres, c’est toujours cette même histoire de dosages ethniques et régionalistes. Comme attendu, le jeune ministre du tourisme est sorti du gouvernement. Sa cinglante défaite électorale de Rosso semble l’avoir rattrapé. Des rumeurs font état de sa rapide réhabilitation en tant qu’ambassadeur.

En tout cas, les onze entrants ne tombent pas du ciel. Ce sont tous des cadres nationaux qui justifient d’une appartenance régionaliste, tribaliste, communautariste ou qui jouissent de la bénédiction d’une haute personnalité civile ou militaire. L’empreinte de certains généraux est clairement reconnaissable dans certaines promotions. Comme quoi, la composition du nouveau gouvernement n’a rien apporté de vraiment exceptionnel.

Retour en force de Naha

Naha Mint Mouknass, la présidente de l’Union pour la Démocratie et le Progrès est revenue au gouvernement ayant en charge le portefeuille du tourisme, du commerce et de l’industrie. Avec ce retour, toutes les supputations autour d’un imaginaire différend entre la présidente Naha et le président Mohamed Ould Abdel Aziz tombent définitivement à l’eau. Cette nouvelle confiance prouve éloquemment cela.

Aux dernières élections législatives et municipales, le parti de Naha a pu moissonner six postes de députés et plusieurs dizaines de conseillers municipaux devenant de la sorte un parti politique incontournable de la majorité présidentielle. Naha fut aussi la première femme du monde arabe à devenir ministre des affaires étrangères avant d’être tapageusement évincée en 2010.

Ce qui donna lieu à une véritable campagne de calomnie et de diffamation à son encontre de la part de certains aigris sans que personne ne parvienne à s’expliquer les raisons de cet acharnement injustifié. Le choix d’une personnalité aussi expérimentée pour la gestion d’un secteur aussi important que le tourisme, le commerce et l’industrie est peut être un indicateur de la volonté du système de Mohamed Ould Abdel Aziz d’impulser ce névralgique département.

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