2ème Assemblée générale de l’IRA : Un congrès du défi ou de la relance !

Les congressistes de l’IRA, venus de toutes les wilayas de la Mauritanie, des pays africains et occidentaux, sont en conclave depuis le lundi 5 février dans les locaux de l’Hôtel Koumbi Saleh. Les congressistes se penchent sur les textes réglementaires de leur institution, mais aussi des questions nationales de la Mauritanie sous l’œil d’un photoreporter pas comme les autres.

Moktar, un photoreporter est né ?
La deuxième Assemblée générale de l’IRA (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste) baptisée «Mbarka Mint Essatim» a commencé le lundi 5 février courant dans la salle de spectacles de l’Hôtel Koumbi Saleh à Sebkha en présence des invités de la société civile et du monde diplomatique ainsi que les leaders, militants et sympathisants de cette ONG. Les uns sont venus des quartiers de Nouakchott et de l’intérieur du pays.

Et les autres des pays africains et occidentaux notamment la France, l’Italie et les Etats-Unis d’Amérique. Des foules sont massivement occupées d’assaut les locaux de hôtel. Dans la salle, il y avait une ambiance bon enfant. Et dans les couloirs, le jeune Moktar Ould Bilal Ould Boukéiry, tiré tout récemment entre les griffes de ses maîtres par les militants de l’IRA, s’est reconverti photographe flanchant sur tout ce qui bouge dans son champ de vision.

Abolitionniste, mais pas communautaire
Parmi les nombreux participants une jeune femme, Zeinabou Mint Brahim, l’une des déléguées d’Aleg. Apparemment, elle ne savait pas que l’IRA est une machine «mobilisatrice» de militants de droits humains en Mauritanie et ailleurs. Prise par l’euphorie de l’ambiance elle déclare : «Le début du combat contre l’esclavage fut très difficile, mais nous sommes très heureux aujourd’hui d’avoir engagé les hostilités avec les esclavagistes. Je mettrai à profit ce congrès pour rencontrer les hommes et les femmes de l’IRA, qui sont venus des autres pays. Depuis que nous sommes-là, tout se passe très bien». Et d’ajouter qu’elle comprend maintenant pourquoi l’IRA ne cesse d’avoir des militants dans la ville contrairement à ses débuts. Le conseiller du président de l’IRA, Malick Fall, ajoute que « les leaders et les militants mettront à profit le présent congrès pour réviser les textes réglementaires et de renouveler les instances du mouvement abolitionniste en Mauritanie et à l’extérieur, mais également nos congressistes ne manqueront pas d’aborder les questions nationales pouvant permettre une très bonne cohabitation des différentes communautés mauritaniennes ». Pour le coordinateur de l’IRA au Brakna, Cheikh Brahim Ould Oudaa, cette assemblée générale vient de montrer que l’IRA est un mouvement certes abolitionniste de l’esclavage en Mauritanie, mais elle n’est pas communautaire, car elle appartient à toutes les composantes de la Mauritanie. Dans son discours d’ouverture, Biram Ould Dah Ould Abeid, le président de l’IRA, a clairement affirmé que le combat de l’IRA vise la destruction du système mis en place par les différents hommes en treillis qui se sont succédés à la tête de la Mauritanie. En clair, il promet que son combat se terminera quand tous les Mauritaniens seront traités sur le même pied d’égalité et sentiront égaux. Le cadre est donc bien indiqué pour se mettre en ordre de bataille.
Camara Mamady

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