700 emplois à la SNIM : Qui dit mieux !

Aux coulées de contestation et de critiques qui s’abattent de tous les côtés sur le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz, il est des réalisations que nul ne doit cependant contester. Parmi celles-ci cette performance unique en son genre que le pouvoir vient de réussir. Parvenir d’un seul coup à faire embaucher à la SNIM, un groupe de 700 anciens journaliers. C’est du moins cette performance-là que Zeinebou Mint Ahmed Taleb, Secrétaire fédérale de l’UPR au niveau du Tiris Zemour avait tenu à mettre en exergue.

Cette déclaration avait servi de porte d’entrée lors de l’allocution qu’elle avait prononcé à l’occasion d’un meeting populaire au cours duquel elle s’en est vivement pris à certains syndicats de travailleurs qui chercheraient selon elle à travestir la réalité pour servir des agendas politiques particularistes. Zeinebou voit là où beaucoup de monde ne perçoivent que de l’obscurité, des horizons prometteurs de réussite économique, citant les prospections minières en cours, qu’elle traduit en autant d’opportunités de travail pour les jeunes mauritaniens et de rentrées de fonds pour le capital national.

Peut-être faudrait-il rappeler à cette énuque des causes du pouvoir dominant que les richesses exploitées de la Mauritanie n’ont encore profité qu’à une poignée de dirigeants, l’écrasante majorité de la population mauritanienne vivant année après année dans la pauvreté et la misère.

D’autre part, loin d’être une performance, cette surdose d’employés injectés dans la SNIM prouverait d’autre part la grande dérive qui menace cette société nationale, la seule à avoir été épargnée jusque-là de la mainmise de la politique. Aujourd’hui, la politique tend malheureusement à gangréner cette multinationale qui lutte vaille que vaille contre les lobbies de l’argent et des intrigues pour préserver la belle image qu’elle continue d’avoir aux yeux des Mauritaniens et des partenaires internationaux.

La SNIM est, et restera, cette exemplarité dans la gestion rationnelle et ce fleuron de la compétence, malgré les mains qui tentent de la dépouiller de ses oripeaux pour lui faire prendre les chemins tortueux qui ont valu la faillite de la presque totalité des entreprise publiques, pour ne citer que la Somelec, la SNDE, la Somagaz, qui traînent derrière elles des bilans désastreux à l’échelle national.

Aïdara.

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