France: ce que l’on sait de l’attentat déjoué à Paris

Le procureur de Paris François MolinsUn homme soupçonné du meurtre d’une jeune femme et de préparer un attentat en France contre « une ou deux églises » a été arrêté dimanche 19 avril, à Paris. L’annonce vient du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Dans une conférence de presse ce mercredi, le procureur de Paris François Molins a indiqué que la préparation de cet attentat s’était faite avec une personne « pouvant se trouver en Syrie ».

Il s’appelle Sid Ahmed Ghlam. Dimanche 19 avril, cet Algérien de 24 ans étudiant en informatique appelle le Samu. Blessé par balle, il dit se trouver dans le XIIIe arrondissement de Paris, avoir été victime d’un vol avec arme et perdre beaucoup de sang. Les secours avertissent la police, comme à chaque fois lorsqu’il s’agit d’une blessure par balle. Les policiers remontent jusqu’à sa voiture. A l’intérieur, la présence d’un gyrophare et de traces de sang les poussent à procéder à la perquisition du véhicule. Ils y découvrent notamment une kalchnikov, des armes de poing, des munitions et des gilets pare-balle.

Ils se rendent alors à son domicile où ils trouvent du matériel informatique, d’autres armes, du matériel vidéo, ainsi que des « documents en langue arabe évoquant les organisations terroristes al-Qaïda et Etat islamique », a rapporté ce mercredi le procureur de Paris, François Molins lors d’une conférence de presse. Grâce au matériel informatique saisi, les enquêteurs découvrent que le suspect « était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d’un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église », a poursuivi François Molins.

L’homme bénéficiait donc d’au moins un complice et en avait peut-être d’autres encore dit François Molins. « Les investigations vont maintenant se poursuivre. Elles visent notamment à déterminer les éventuelles complicités dont il a pu bénéficier. S’il a pu agir sur instigation, de qui et dans quelle condition ? Ses sources de financement, la provenance des armes saisies. »

Meurtre d’Aurélie Châtelain

Placé en garde à vue, Sid Ahmed Ghlam se livre à des déclarations « fantaisistes », avant de se murer dans le silence. Il explique ainsi aux enquêteurs s’être blessé seul en cherchant à se débarrasser de ses armes en les jetant depuis un pont dans la Seine.

D’après les premières analyses balistiques, génétiques et de géolocalisation téléphonique, l’étudiant est également soupçonné du meurtre par balle d’Aurélie Châtelain, une femme de 32 ans originaire du nord de la France. Son corps avait été retrouvé dimanche à Villejuif, près de Paris.

Sid Ahmed Ghlam est arrivé en France avec sa famille en 2001 pour s’installer à Saint-Dizier (nord-est). Il est retourné en Algérie deux ans plus tard. Après y avoir passé son baccalauréat en 2010, il est revenu en France pour commencer des études d’électronique, a précisé le procureur de Paris. Il était déjà connu des services de renseignement, notamment pour avoir tenté de rejoindre la Syrie l’an dernier.

Mercredi, une femme de son entourage âgée de 25 ans a été interpellée à Saint-Dizier et a été placée en garde-à-vue. Celle de Sid Ahmed Ghlam pourrait, quant à elle, être prolongée jusqu’à six jours.

Source: RFI

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