France: huitième journée de mobilisation contre la loi Travail

BordeauxLe blocage des raffineries de pétrole et des dépôts de carburant occasionne pour le moment le plus de perturbations. Mais de nouveaux secteurs stratégiques de l’économie française se mettent eux aussi en grève, ce jeudi 26 mai, à l’occasion de la 8e journée de mobilisation contre le projet de réforme du Code du travail. A Paris, des affrontements ont éclaté entre des policiers et des manifestants cagoulés qui ont quitté le cortège.

Toutes les centrales nucléaires ont voté la grève et 12 ont baissé la charge la nuit dernière ce qui a déjà pour conséquence une baisse de production de l’électricité de 5 000 mégawatts. La CGT parle de coupures d’électricité dans les Yvelines, près de Paris. Trois centrales thermiques ont également stoppé leur activité.

Du côté des dépôts et des raffineries de pétrole, 4 000 stations-service sur près de 12 500 sont à présent touchées en France par une pénurie et l’acheminement du pétrole se complique avec des arrêts de travail prévus du côté des dockers ce jeudi. Des barrages filtrants ou bloquants ont également été mis en place dans l’Ouest sur les ponts de Normandie et de Tancarville, près du Havre.

A Gonfreville-l’Orcher, la plateforme normande de Total qui comprend la raffinerie et l’usine pétrochimique est donc toujours à l’arrêt depuis ce mardi. Les salariés se disent prêts à continuer le mouvement jusqu’au retrait de la loi Travail.

La fronde touche également les transports, avec des perturbations limitées cependant dans les chemins de fer. Côté aérien, l’aviation civile demande aux compagnies de réduire leurs vols de 15% à Orly.

Enfin, l’usine de fabrication de sous-marins nucléaires de Cherbourg serait totalement bloquée. Le site, qui emploie plus de 2 000 salariés, se situe dans le fief électoral de Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur.

Source: RFI

 

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