France: qui est le jihadiste breton Gilles le Guen ?

Le français Gilles le Guen,Le procès de Gilles le Guen s’est ouvert ce lundi 4 mai devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Arrêté au Mali en avril 2013 par les forces spéciales françaises, il comparaît pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. Ce Français d’origine bretonne présente un parcours singulier.

Gilles Le Guen 60 ans détonne par rapport aux présumés terroristes jugés habituellement à Paris. Visage anguleux, ce Breton est un aventurier : 15 ans dans la marine marchande, puis une vie de nomade à la tête d’un troupeau de chèvres dans la région de Tombouctou.

C’est dans les années 1980 qu’il s’« abandonne à Halla » comme il l’a lui-même déclaré et commence des études sur l’islam qui le mènent à Djibouti, au Yémen, en Mauritanie puis à Tombouctou en 2011.

« C’est un homme converti à l’islam en 1982 qui vivait déjà au Nord-Mali avant l’arrivée d’Aqmi. A l’arrivée d’Aqmi étant musulman, il s’est intéressé à ce qu’ils faisaient pour bientôt s’y opposer avec sa conviction et sa fougue. La même qu’il montre à l’audience qui lui a même valu d’être enfermé par Aqmi. Ce procès va être aussi l’occasion de voir la capacité de la justice à pardonner ce qui relève non pas d’une volonté de nuire à l’Occident, mais simplement avant tout d’une curiosité vis-à-vis de personnes qui pratiquent la même religion et qui gouvernent le pays dans lequel on se trouve », a affirmé son avocat Alexandre Verminck.

Gilles Le Guen, un combattant d’Aqmi?

Lorsque le correspondant de RFI au Mali a rencontré Gilles Le Guen pendant l’occupation de Tombouctou, celui-ci portait un turban de couleur noire. Il avait même un surnom de guerre : « Abdel Jelil ». « Je suis un Breton, né à Nantes en France, en 1955 », avait-il confié à notre correspondant à l’époque. A Tombouctou, il circulait souvent sur un vélomoteur. Son principal rôle dans la cité était de s’occuper de la distribution de l’électricité.

Le Français a plutôt laissé un bon souvenir sur place. Il était contre, par exemple, la barbarie des islamistes surtout envers les femmes de Tombouctou. Mécontents de lui, les chefs jihadistes l’avaient même emprisonné un moment. Il y a 40 ans en France, il avait déjà fait de la prison pour violence sur individu. Il est le père de cinq enfants qui vivaient tous avec lui dans le nord du Mali jusqu’à son arrestation par l’armée française à une dizaine de kilomètres de Tombouctou.

Gilles Le Guen a-t-il été un combattant d’Aqmi comme le suggèrent certaines vidéos de propagande de l’organisation terroriste ? Lui assure que non. Cet idéaliste un peu candide jure qu’il est incapable de commettre le moindre crime.

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