France,Opération- Aide aux victimes de Boko Haram vous convie à sa conférence- débat qui se déroulera en plein cœur du quartier latin‏

Conference_Boko_Haram140515L’association OP-AV-BH Opération- Aide aux victimes de Boko Haram vous convie à sa conférence- débat qui se déroulera en plein cœur du quartier latin. Face aux assassinats perpétrés par la nébuleuse terroriste dans le, bassin du lac Tchad, les Africains de la diaspora ont décidé d’agir et se sont constitués en association loi 1901, composée de ressortissants Camerounais, Nigériens, Nigérians, Tchadiens et Français. Nous comptons sur votre présence massive pour nous aider à relever ce défi.

Boko Haram: Trajectoire d’un Extrémisme
 
Vendredi 15 mai de 18:30 à 22:00
 Maison de l’Afrique – Éditions l’Harmattan 7, rue des Carmes, 75005 Paris
 Métro Maubert Mutualité (ligne 10)

Débat en trois axes:

1- Boko Haram : chronologie d’une instrumentalisation religieuse, par Bastaine Yannick MOUBAMBA,  Doctorant de nationalité gabonaise, Coordinateur du «Groupe Afrique de SOS Racisme»
 
2- Boko Haram: l’expansion régionale d’une problématique nigériane, par  Boubé Yacouba Salifou, Doctorant de nationalité Nigérienne, Chargé du conseil scientifique et de l’expertise au Conseil des Nigériens de France (CONIF)
 
3- L’après-Boko Haram : Perspectives de reconstruction d’une paix sociale, par Joël Didier Engo, Juriste militant des Droits de l’Homme, Président du Comité de Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun (CL2P).
 
Après les attentats de Charlie Hebdo, un élan de fraternité est né! La France s’est redécouverte une âme en plein milieu de la crise économique! L’espoir d’une France patrie des Droits de l’Homme a refait battre le cœur de millions de Français dans un cortège bleu-blanc-rouge rythmé par des hymnes aux martyrs de la liberté d’expression en un lieu si emblématique qu’est la Place de la République dans l’esprit des Français.

Solidaires de cette débauche d’humanité, des militants des Droits de l’Homme, originaires d’Afrique subsaharienne se sont investis d’une mission: aider activement les victimes de la secte terroriste Boko Haram à réintégrer leur société de départ.

Dans la continuité de ses actions, cette association organise une conférence-débat autour du thème « Boko Haram: trajectoire d’un extrémisme » le vendredi 15 mai 2015, à la Maison de l’Afrique (des Éditions l’Harmattan) sise au 7 rue des Carmes, Paris Cinquième, de 18h30 à 22h.

NOUS Y SERONS!

Conférence – Débat Boko Haram: Trajectoire d’un Extrémisme
 
Qu’est-ce que Boko Haram?

En langue haoussa, les mots « Boko » signifient « école » et « Haram » « interdit ». Par cette simple expression, l’école laïque et républicaine est devenue un enjeu de civilisation à l’antipode de l’école confessionnelle d’enseignement musulman.

Pour l’Union Africaine, l’Europe et les États Unis, la secte d’origine nigériane est incontestablement une organisation terroriste car elle implique «l’utilisation du meurtre ou de la menace contre des innocents pour inspirer la peur à des fins politiques».

Après l’exécution de leur leader Mohammed YUSUF, le 30 juillet 2009, ses disciples, les yusufiyas ont fait de la terreur la marque de fabrique de leur communication de masse, faisant des scènes obscènes de décapitations, de razzias, de menaces, et d’enlèvements le vecteur d’une propagande virale à base de photographies terrifiantes, d’escalades verbales…
S’inspirant des procédés médiatiques de l’État Islamique, le groupe terroriste s’est internationalisé en faisant des incursions sporadiques au Tchad, au Niger, et au Cameroun.
Pour comprendre le mode opératoire de Boko Haram, l’architecture de son armée de criminels, la lecture critique de Carl SCHMIDT, juriste et philosophe allemand du XXe siècle, s’avère insuffisante si l’on veut ajouter la dimension humanitaire à l’intervention militaire.

En effet, il est important d’inscrire Boko Haram et son émergence dans le contexte des politiques nationales des États concernés (corruption, pauvreté, faiblesse de l’État, frontières multiples…). La corruption, la faiblesse ou l’absence de l’État dans des régions périphériques créent un contexte favorable à la diffusion et à la pénétration des idées d’un groupe comme Boko Haram.

Le terrorisme est bien notre problème à tous, peu importe l’endroit où l’on vit. Mais la solution militaire, même si elle est devenue nécessaire au Nigeria pour faire face à Boko Haram, n’est pas une panacée.

Car au-delà de l’opposition «guerre classique» (confrontation directe entre deux États), «guerre civile» ou «guerre de partisans», à la «guerre contre le terrorisme», la lutte antiterroriste n’est pas un échange de bons procédés.

Il faut ramener les victimes du terrorisme à la vie normale, résorber la faillite des États, et prôner le retour à l’État de droit.

Face à ces constats, que faire? Cela peut surprendre mais il est indéniable que l’Afrique n’a jamais été dans une période aussi avantageuse pour enfin amorcer et concrétiser son développement, même si les forces contraires à cet idéal sont nombreuses et les défis énormes.

La puissance publique garante de l’égalité des droits et du dessein commun doit être renforcée. Les États doivent être forts, garants de l’égalité et la justice pour tous pour mieux affronter les défis comme celui du terrorisme de Boko Haram. Ne jamais oublier que combattre le terrorisme ne passe pas que par les armes mais en cherchant où est le manque de justice.
 
Contact: Bastaine Yannick MOUBAMBA, chargé de la communication 07 63 42 46 75.
Site internet: http://www.sosvictimesbokoharam.org/

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