François Hollande : « Les Africains sont attachés à la démocratie

 

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À la veille du sommet de la Francophonie à Dakar, le président français a répondu jeudi aux questions des journalistes de France 24, RFI et TV5 Monde. François Hollande a notamment évoqué l’Afrique et le conflit israélo-palestinien.

Dans une interview exclusive accordée jeudi 27 novembre à France 24, RFI et TV5 Monde, François Hollande est notamment revenu sur les événements au Burkina Faso qui ont poussé Blaise Compaoré à quitter le pouvoir le 31 octobre, affirmant que les Africains « sont attachés à la démocratie et à l’ordre constitutionnel ».

Comme il l’avait fait lors de son déplacement au Canada, le président de la République a assumé l’aide française apportée à Blaise Compaoré pour le faire sortir du Burkina Faso. « La France a veillé à éviter un bain de sang, d’où l’exfiltration », a-t-il affirmé.

Sur le conflit israélo-palestinien, François Hollande a annoncé qu’il souhaitait organiser une conférence internationale, sans préciser la date à laquelle celle-ci pourrait se tenir.

  • Sommet de la Francophonie

À la veille du sommet de la Francophonie (29-30 novembre), le chef de l’État a tenu à rappeler que la France était « au service de la francophonie » et a salué l’action du Sénégalais Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) depuis 2003. « Il a fait en sorte que la francophonie puisse porter les valeurs de démocratie et de liberté » et a été « utile dans un certain nombre de situations délicates », a souligné François Hollande.

Lui trouver un remplaçant sera le sujet majeur du prochain sommet. « La succession n’est pas facile car il y a plusieurs candidats, a reconnu le président français. Nous allons travailler à ce qu’il y ait une solution consensuelle car nous ne voulons pas diviser. Il faut un secrétaire général qui rassemble, ce sera la démarche de la France. » Évoquant les différentes candidatures, François Hollande a souligné que l’Afrique était le continent qui aurait bientôt « le plus de locuteurs français » et qu’elle devait donc « se sentir concernée ».

  • Reconnaissance de l’État palestinien

Interrogé au sujet de la résolution sur la reconnaissance de l’État palestinien sur laquelle se prononceront les députés le 2 décembre, François Hollande n’a pas souhaité partager son sentiment. « Je n’ai pas à me prononcer sur cette résolution », a-t-il dit.

En revanche, le chef de l’État souhaite relancer le dialogue entre Israéliens et Palestiniens : « Il y a surtout une initiative diplomatique que la France doit conduire » afin « d’organiser une conférence qui permettrait de trouver une issue » à un conflit « qui dure depuis tant d’années ».

  • Libye

Le chef de l’État a aussi donné son avis sur un autre sujet de préoccupation, la Libye, où le chaos règne depuis plusieurs mois. « Ce qui est vrai, c’est qu’au sud de la Libye, il y a une structuration du terrorisme, c’est-à-dire un regroupement particulièrement dangereux de chefs terroristes avec des moyens considérables et nous devons être extrêmement vigilants », a-t-il prévenu.

François Hollande a toutefois écarté la possibilité d’une intervention française dans ce pays sans un appel du gouvernement libyen : « Nous n’en sommes pas là. Il n’y a jamais eu d’intervention où la France a pu être partie prenante sans qu’il y ait de cadre général. Nous avons à surveiller mais il n’y a pas d’intervention à ce stade. »

Le président français souhaite au contraire que « les différentes factions libyennes se retrouvent » pour qu’un État de droit « soit rétabli ». « Nous avons besoin de règles. Nous devons tout faire sur le plan politique pour qu’il y ait enfin un État qui puisse agir. »

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