Biram tacle la COD en refusant de participer à sa marche de ce lundi.


Dans le cadre de la mobilisation autant que faire se peut des forces populaires et politiques pour sa marche prévue le lundi 12 Mars, la COD s’en est allée frapper à la porte de l’IRA. C’est M. Bâ Mamadou Alassane Président en exercice de la COD et président du PLEJ qui a fait le déplacement lui-même au domicile du président de l’IRA, M. Biram Ould Dah Ould Abeid pour essayer de le convaincre de descendre dans la rue avec l’opposition le jour «J».
Le président de la COD qui fera des mains et des pieds pour forcer la main au président de l’IRA, lui affirmant que le peuple entend monter, le lundi 12 Mars 2012, sa volonté de se débarrasser du pouvoir de Ould Abdel Aziz, ne réussira pas à faire changer d’avis Biram qui déclinera l’invitation, non sans énumérer quelques griefs.
En effet, Biram Ould Abeid justifiera son refus de participer avec la COD à sa marche «par les manœuvres dilatoires récurrentes aux relents de défilement de certaines parties de la COD» chaque fois qu’il venait à prendre une initiative et invitait la COD à se joindre à lui, comme ce fut le cas dernièrement lorsqu’il organisa la caravane d’Inal ou encore quand il appelait à la création d’un Conseil National de Transition.

Le président de l’IRA dira également au président de la COD : «Nous ne sommes pas prêts à mettre une autre statue à la place de Aziz. La marche à laquelle nous irons n’aura pas seulement pour objectif de faire tomber le président Aziz et de donner l’occasion à quelqu’un d’autre se prétendant de l’opposition alors qu’il croit en l’esclavage, le racisme corruption et donc ne changera en rien les choses. Mais nous irons plutôt à une marche qui débarrassera la Mauritanie de cette copie locale falsifiée du rite Malékite qui la rend esclavagiste et la divise, une marche brisera toutes les chaînes et fera tomber les statues de tous ceux qui refusent l’égalité, la justice et qui pillent les biens du pays.».
Biram Ould Abeid laissera toutefois la porte entrouverte pour une éventuelle participation à la marche de ce lundi en exigeant de la COD d’arrêter avec IRA «une position commune sur toutes les questions existentielles (crimes génocidaires, crimes économiques, crimes d’esclavage et les manifestations de racismes et de haine)»

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