Ce qu’à dit le président de la République au personnel du Ministère de la santé.


Il y a une semaine, le président de la République a rencontré les cadres du ministère de la santé au palais brun. Pour le département de la santé, cette rencontre, témoigne de l’intérêt que le chef de l’Etat accorde à ce secteur névralgique. On en veut pour preuve, les nombreuses visites inopinées qu’il a eu à effectuer dans les structures sanitaires, aussi bien à Nouakchott qu’à l’intérieur du pays. La volonté politique ainsi affichée par les pouvoir publics s’est vite matérialisée par le processus d’équipement des structures de santé en matériel de pointe (scanner) et de construction et l’ouverture de centres spécialisés (Oncologie, cardiologie, service d’urgence, hôpital mère et enfant etc. L’édification de ces infrastructures permet non seulement de rapprocher les prestations de santé des citoyens particulièrement les plus nécessiteuses, mais également d’économiser d’importantes sommes consacrées aux évacuations médicales à l’étranger.

Durant ses rencontres avec l’ensemble des acteurs du secteur de la santé, les hauts responsables, conseillers, directeurs, chefs des programmes, médecins de Moughataas, et les diverses organisations syndicales, le président de la République a insisté sur la nécessité et l’urgence de mettre la santé à la portée des citoyens mais surtout de rétablir la confiance entre le Médecin et le malade.

Conscient que le chemin pour l’atteinte des OMD passe par l’octroi des citoyens des services de santé de qualité, le chef de l’Etat a exhorté les acteurs du secteur à plus de suivisme, à davantage de sollicitude et de disponibilité vis-à-vis des citoyens.
Comme à chaque rencontre avec le personnel du département de la santé, le président de la République s’est appesanti sur l’urgence résoudre l’épineuse question du déficit en ressources humaines, notamment en personnel spécialisé dans des centres urbains, dans les structures de proximité. C’est dans cette optique que s’inscrit justement, la création des écoles de santé dans certaines régions du pays. (Kiffa, Sélibaby…). Sur ce point précis de la formation, le président de la République a indiqué que certains pays ont déjà manifesté leur désir d’apporter à notre pays leur expertise dans le domaine. Sous peu, des médecins de certains pays frères officieront dans certaines de nos structures.
L’autre question non moins importante abordée par le Rais est relative à l’approvisionnement et la commercialisation des médicaments. Dans ce cadre, le président de la République a rappelé les mesures prises par le gouvernement pour mieux canaliser les flux d’approvisionnement, le contrôle de qualité des produits. Ces mesures visent à offrir plus de moyens pour lutter contre les produits de contre façon.
Pour que les principales préoccupations ainsi exprimées ne restent pas sans effet, le ministère de la santé a mis en place une commission de mise de mise en œuvre les recommandations du chef de l’Etat.
Au terme du grand oral du 31 janvier, les citoyens se demandent quelle suite sera donnée à leurs préoccupations. Les citoyens souhaitent voir s’améliorer l’accès aux soins et aux prestations de qualité, la disponibilité des médicaments à des prix à abordables. Les citoyens veulent également voir baisser pour ne pas dire disparaître l’absentéisme dans les structures de santé, le déficit d’accueil dans les urgences de santé, la normalisation des cliniques privées, le coût des médicaments etc.

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