Le propriétaire d’une maison de verre ne doit pas ourdir une campagne de jet de pierres.

(Aphorisme dédié au DREN du Trarza). Combien de fois faudrait-il rappeler que la grève est un acte légal, garanti par la Constitution de la République Islamique de Mauritanie en son article 14 ?
Oui, combien de fois faudrait-il ressasser cette antienne ?
Hélas ! Nous devons nous rendre à l’évidence : il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ; de même, il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Cela dit, il n’y a que deux voies possibles : celle qui mène à la gloire, celle qu’ont empruntée les partisans de la grève ; et celle qui conduit droit dans le gouffre, celle qu’ont choisie les poltrons et les félons. D’ailleurs, un collègue d’Aleg a gratifié ces derniers du sobriquet peu flatteur de « professeurs-marmite », sans doute parce qu’ils n’ont d’autres soucis que culinaires. Quelle honte ! Quelle bassesse ! Mais aussi et surtout quelle faiblesse !

Cependant, ce n’est nullement une surprise si l’on songe au parcours médiocre de certains d’entre eux. En fait de médiocrité, on n’a pas besoin de chercher bien loin, le DREN du Trarza en est la parfaite illustration : il constitue la première grosse pierre lancée contre la maison de verre. Ainsi, pour se faire une idée de la grave détérioration du système éducatif mauritanien, il suffit de suivre la trajectoire impressionnante de ce grand monsieur. Entré dans l’enseignement par effraction, puisqu’il a été recruté en 1990 en tant que professeur contractuel, il a gravi les échelons à la vitesse grand V. En effet, dès 1998, il est nommé directeur des études au lycée d’Atar ; il sera tour à tour directeur du collège de Touaïzict, directeur du collège de jeunes filles d’Atar, directeur du lycée d’Atar, DREN du Tagant, et présentement DREN du Trarza. Nous devons préciser tout de même que cette ascension fulgurante n’est pas le fruit du hasard. Au contraire, elle doit beaucoup à ses affinités politiques, claniques et tribales. C’est pourquoi il s’échine à préserver son poste auquel il a accédé par un chemin de traverse. En expert ès combines, il n’hésite pas à semer la zizanie dans le rang des professeurs, rien que pour briser la grève dont il se montre l’adversaire le plus acharné. Nous voudrions rappeler à ce cher monsieur que la grève ne se limite pas à la ville de Rosso et ses environs, et qu’elle bat son plein partout ailleurs en Mauritanie ; par conséquent, il ne doit pas en faire une affaire personnelle. De toute façon, les professeurs grévistes ne se laisseront guère intimider car ils sont fermement attachés à des valeurs avec lesquelles ils ne transigent jamais : l’Honneur, la Justice, la Dignité, l’Honnêteté, l’Intégrité, l’Equité, l’Egalité…
Pour finir, nous invitons monsieur le DREN et ses acolytes à cesser de s’immiscer dans nos affaires, sans quoi nous avons d’autres révélations beaucoup plus accablantes à faire. Nous n’avons, pour le moment, publié que le premier épisode. Affaire à suivre, donc.

La coordination du SIPES / Trarza Rosso le 6 – 03 – 2012

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