Marathon international de Nouakchott : Une inspiration venue de Nouadhibou.


Les préparatifs vont bon train pour l’organisation du 1er Marathon international de Nouakchott, prévu entre le 28 et le 30 mars courant. Ce marathon s’inspire largement du Marathon international de Nouadhibou qui prépare sa 3ème édition entre le 27 et le 28 novembre 2012 et dont la renommée a dépassé les frontières du pays, grâce à l’abnégation d’un homme et d’une femme, Mohamed Haïdara et Elvira Polyenova Sheikh, une Ukrainienne mariée à un ingénieur mauritanien.

La salle de conférence de l’hôtel Halima de Nouakchott a abrité vendredi dernier une conférence de presse animée par Mohamed Haïdara, Directeur général du Marathon International de Nouadhibou et sa collaboratrice, Elviira Polyenova Sheikh, Directrice financière du marathon.

Au cours de cette rencontre conviviale, une large présentation a été faite sur les deux éditions passées du Marathon de Nouadhibou ainsi que diverses compétitions auxquelles Haidara et Elvira ont participé avec succès, que cela soit à Marrakech ou à Marseille.

Ce qui a valu au Marathon de Nouadhibou qu’ils représentaient de nouer divers partenariats avec les Marathons de Marrakech, de Marseille et de Laaouyoune Sagguiet Hamra. Le succès remporté par les deux précédentes éditions du Marathon de Nouadhibou, qui ont vu la participation de plusieurs sportifs étrangers, des Chinois, des Ghanéens, des Espagnols, des Russes, des Français, ainsi que l’engouement que l’évènement a connu au milieu des enfants, des handicapés et des femmes, était suffisante pour inspirer le 1er Marathon International de Nouakchott, prévu à une date comprise entre le 28 et le 30 mars 2012.

Encadré.

Mohamed Haïdara : Entier comme un Marathonnier

Mohamed Haidara, de son véritable nom Mohamed Ould Mohamed Mahmoud, est un mordu du sport. A 55 ans, ce natif de R’Kiz, la taille moyenne, calvitie avancée entourée d’une couronne de cheveux blancs, traîne une vie sans remous. Après avoir passé une brève enfance au Sénégal, à côté d’un père qui a servi à la BIAO et à CFAO de Dakar, tanguant entre Dakar et Saint-Louis, il est resté malgré les brassages et l’âge, un homme tout entier. Impulsif, Mohamed Haidara a cette franchise des "Bzougas" qui dérange et fait sourire. Bien qu’ayant peu séjourné au Sénégal, car il est rentré en Mauritanie très jeune, vers les années 1968 pour poursuivre le collège et le Lycée à Rosso, il vit sa double culture comme un sacerdoce. Incompris dans sa spontanéité et son franc parler.

Mohamed Haidara verra d’ailleurs sa double culture déjà pesante se compliquer par un long séjour en Union Soviétique où il était parti poursuivre des études supérieures. D’abord à Astrakhan où il suivra des cours de langue russe, puis à Taleen où il poursuivra des études en Maths-Physiques, puis à Odessa où il fait un Institut Marin de pêche.

Revenu en Mauritanie avec dans ses bagages un diplôme d’ingénieur frigoriste et une belle slave qui lui donnera deux beaux garçons et une ravissante fille, Mohamed Haïdara s’établit dans les années 80 à Nouadhibou, où il travaillera pendant quatre années à la SNIM. Puis, il intégra le monde de la pêche avant de revenir à ses vieux amours au sein de la SNIM qu’il quittera ensuite pour se lancer dans des activités personnelles. Aujourd’hui, Mohamed Haidara travaille à Maaersk, une société hollandaise spécialisée dans le handling. Il parle Russe, Français et Anglais, mais aussi le Wolof et le Hassaniya en bon Idab Lehcen qu’il est.

A la maison, la famille Mohamed Haidara parle toutes les langues, mais mange local, du Thiéboudian au Dakhine Mbeup. Si Mohamed Haidara peut s’arrêter de manger, il ne souffre pas de rester deux jours sans courir, avance-t-il. D’abord taxé de fou par les habitants de Nouadhibou qui le voyaient trottiner chaque jour, Mohamed Haidara a su par la suite réunir quelques amis, le Dr.NDioubnane, le Wali Mohamed Sabari, Bâ Madine de l’ANAIR, entre autres, pour créer l’Amical des Vétérans coureurs, qu’il parviendra par la suite à transformer seul en Marathon, le plus réputé de Mauritanie.

La conférence de presse a été l’occasion pour Mohamed Haïdara et Elvira de livrer aux journalistes le bilan financier du Marathon de 2011. Contrairement aux informations qu’une certaine presse avait diffusées, et que les conférenciers jugent erronées, le Marathon qui tablait sur un budget de 22 millions d’UM ne récoltera en définitive, selon eux, que la moitié, soit 11.851.312 UM. Le manque de réponse de la plupart des Sponsors, poussera ainsi les organisateurs, selon Haïdara à réduire les dépenses préalablement prévues. Parmi les Sponsors qui ont aidé à la réussite du Marathon de Nouadhibou en 2011, les conférenciers citeront, le ministère de la Jeunesse et des Sports, le ministère de la Santé, la Coopération espagnoles, Tasiast Mauritanie, APM Terminal, Alpha Services, la société chinoise Handlong, la SNIM et sa Fondation, Sahel, Ciment de Mauritanie, l’hôtel Halima, Cridem, ainsi que des personnalités, telles que le ministre des Mines et du Pétrole Taleb Ould Abdi Vall, la ministre de la Jeunesse, Cissé Mint Cheikh Ould Boidde, le député El Ghassem Ould Bellali et le PDG Abass Boughourball… Cette conférence de presse sert ainsi d’appel aux Sponsors pour aider à l’organisation de la 3ème édition du Marathon International de Nouadhibou.

En marge de la conférence, les participants ont visionné les photos de toutes les compétitions organisées précédemment par le Marathon de Nouadhibou. Plusieurs confrères et personnalités ont également reçu des médailles d’honneur pour leur bonne participation à la réussite du Marathon. Il s’agit de Thiam Mamadou du journal Le Calame, Mohamed Ould Feïly dit Antar de Nouakchott-Info, Mamadou Guèye de la Télévision de Mauritanie, Dr.NDioubnane et l’ancien Wali Mohamed Ould Sabary. Un avis de recherche est lancé pour retrouver deux lauréates françaises qui avaient remporté les 10 kilomètres femmes lors de la précédente édition. Il s’agit d’Antoinette Charlot dossard n°1589 et Christine Lecoeur dossard 1466. Leurs médailles et leurs chèques les attendent.

Cheikh Aïdara.

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