Gabon: les opposants bloqués dans le QG de Jean Ping peuvent rentrer chez eux

soldats patrouillentAu Gabon, les opposants politiques bloqués dans le QG de campagne de Jean Ping peuvent rentrer chez eux. C’est une annonce du porte-parole du gouvernement gabonais, Alain Claude Bilie By Nze. Ils étaient séquestrés depuis plus de 24 heures dans la cour du bâtiment, qui a d’ailleurs été partiellement détruit.

Il aura fallu effectivement plus de 24 heures mais c’est officiel : les 27 opposants réunis dans l’ancien quartier général de Jean Ping sont libres. Le représentant des Nations unies s’est à nouveau rendu sur place vendredi soir pour leur annoncer qu’ils pouvaient rentrer chez eux ; l’annonce avait été faite un peu plus tôt par le porte-parole du gouvernement Alain Claude Bilie By Nze.

La France avait exigé un peu plus tôt dans l’après-midi que tous les opposants soient libérés. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a déclaré que leur libération contribuerait à l’apaisement dans le pays.

Ces 27 opposants étaient séquestrés depuis jeudi matin dans la cour de l’ancien QG de l’opposant à Ali Bongo. Leur avocat parisien a dénoncé ce matin des conditions de détention indignes : une promiscuité humiliante, ou encore le fait qu’ils étaient parqués comme du bétail.

RFI a pu joindre Sandrine Souah Akere, la secrétaire exécutive adjointe du parti de l’Union nationale, elle faisait partie des opposants. Elle décrit effectivement des conditions très dures, mais elle précise que les gendarmes n’ont jamais été violents : ils ont laissé passer la nourriture que la population leur a apportée, et certains ont pu recevoir la visite de leurs proches.

Source: RFI

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