GDM : Un partenaire mauritanien pour satisfaire la demande intérieure en bananes [PhotoReportage]

GDM (Grands Domaines de Mauritanie), affiliés au Groupe Français « Compagnie fruitière » exploite la banane sur 42 hectares, au bord du fleuve Sénégal, à Rosso Mauritanie. Dans cette ville distante de Nouakchott de plus de 200 kilomètres, GDM produit 1000 tonnes de bananes par ans.

L’objectif est de porter cette production à 8000 tonnes par an pour satisfaire entièrement le marché intérieur. Pour atteindre cet objectif, la société GDM compte sur Aboubacry Ly, un partenaire mauritanien. Monsieur Ly, qui est devenu président du conseil d’administration de GDM, est installé en France depuis 42 ans. Pour le lancement de son partenariat avec GDM, il a fait le voyage de Rosso dimanche 30 décembre.

Le ministre mauritanien du développement rural et le directeur général de GDM ; Jean Christophe Sauley étaient également présents. Cridem a rencontré au cours de cette cérémonie, le nouveau président du Conseil d’Administration de GDM et son directeur général. Entretiens

Cridem : Pourquoi vous avez choisi d’investir en Mauritanie ?

Aboubacry Ly : Pour deux raisons. La première, aujourd’hui, il existe dans ce pays un climat de confiance et de reforme comme le montre le nouveau code des investissements. La seconde raison. Dans l’agriculture, il n’y a pas que le capital. C’est également une question de métier, de savoir faire. Et, sans un partenaire technique et commercial qui permet de maîtriser la filière de bout en bout, de la production à la commercialisation, je ne me serais pas lancer seul dans une opération de cette envergure.

Donc c’est un partenaire technique de premier plan et un environnement favorable pour investir en Mauritanie, malgré la situation géopolitique de la sous région qui, aujourd’hui, décourage beaucoup de monde.

Cridem : Comment concevez-vous le futur de ce projet ?

Nous souhaitons procéder par étape. La première va nous permettre de consolider l’existant et d’améliorer les conditions d’exploitation actuelles, d’augmenter le rendement des hectares mis en œuvre, avant de pouvoir engager notre programme d’extension. Il y aura ensuite, une deuxième étape qui consistera à augmenter les surfaces cultivables. Au terme de cette seconde phase, il y aura 300 hectares supplémentaires dans la région du Trarza qui seront mis en valeur pour la banane, ca représentera entre 600 et 900 emplois.

Cridem : Comment vous allez changer, améliorer la situation actuelle de GDM… ?

Nous avons aujourd’hui des contraintes qu’il faut nécessairement dépasser avant de démarrer nos investissements. La première contrainte est technique. Nous la maîtrisons aujourd’hui. Un des points forts de GDM, c’est la maîtrise du savoir faire et de l’itinéraire technique de la banane, c’est une performance qui mérite d’être saluée. Ensuite, il faudra assainir la gestion du personnel qui comporte un certain nombre de freins du au fait qu’aujourd’hui, nous passons par un GIE qui nous fournit la main d’œuvre.

Désormais, nous comptons recruter directement le personnel, le former et le fidéliser. Il faut aussi dynamiser la gestion commerciale et la commercialisation du de la banane… Aujourd’hui beaucoup de mauritanien consomment la banane, sans savoir qu’il y a une banane mauritanienne, sans faire la distinction entre cette banane et celle qui est importée.

Il faudra donc structurer un réseau commercial digne de ce nom, accroître la capacité de mise en marché en rapport avec le plan de délogement prévu. Une autre contrainte est liée au foncier. Avant d’engager des investissements de cette ampleur, il nous faudra sécuriser le bail actuel et avoir aussi une plus grande visibilité sur les surfaces supplémentaires que nous pouvons avoir. Toutes ces contraintes doivent être levées avant d’engager la phase d’expansion de GDM.

Cridem : Pourquoi vous investissez en Mauritanie, dans cette filière et maintenant?

L’environnement des affaires s’est amélioré. Il y a un climat de confiance, avec des reformes intéressantes. C’est le moment d’investir en Mauritanie. C’est mon analyse, et celle de mes partenaires. La volonté des pouvoirs publics et l’environnement favorable. Avant la situation n’était pas favorable en Mauritanie. Au Sénégal, par exemple, GDS a crée 2500 emplois et produit 10 000 tonnes de fruits et légumes. En Mauritanie GDM emploi 110 personnes et produit 1000 tonnes de bananes. Il y avait donc des conditions objectives non propices à l’agriculture.

Et, dans ce secteur, l’investissement, c’est dans la durée. Et sans partenariat avec les pouvoirs publics, avec les autorités locales, c’est difficile pour un investisseur seul de s’aventurer. Aujourd’hui en Mauritanie, l’environnement a changé. Il y a par ailleurs un partenariat technique et commercial entre la compagnie fruitière et l’investisseur que je suis. Un partenariat qui renforce mutuellement notre position. Dans les années a venir, nous souhaitons occuper une position de leader.

Cridem : Quelles sont les opportunités pour les populations et comme rassurer les habitants du Trarza que vous serez un partenaire fiable ?

La compagnie fruitière a travers GDM a montré sa fiabilité en développant cette entreprise depuis 2000, depuis donc 12 ans. Je pense que c’est une marque de sérieux, de confiance. Beaucoup d’autres investisseurs seraient partis. Aujourd’hui, nous avons un jeu de cartes plus intéressant. Les avantages pour la wilaya, c’est d’abord l’emploi. Nous engageons a créer des emplois et a ce qu’ils soient tenus par des mauritaniens. C’est pourquoi, nous allons rompre la méthode de gestion par GIE.

Actuellement, la plupart des employés de GDM viennent du Sénégal dans des conditions qui ne sont pas maîtrisables. Autre avantage ; la volonté des pouvoirs publics de bâtir un véritable partenariat public-privé. Ce n’est en effet pas le rôle de l’investisseur de financer toutes les retombées sociales. Il faut donc un partenariat. Je pense à la formation professionnelle, Il faut développer l’emploi, créer des logements, faciliter l’accès aux services de base. C’est un processus global. GDM peut prendre en charge les aspects formation et accès a l’emploi. Le reste est pris en charge par L’état pour un développement durable de la région.

Cridem : Malgré les changements positifs dont vous parlez, personnellement, vous allez, avec GDM, évoluer dans un environnement économique différent…

D’abord, je ne suis pas seul. J’ai des partenaires sur le terrain depuis 12 ans. Des partenaires présents au Sénégal, en Cote d’Ivoire, au Cameroun. Nous travaillons ensemble. Le deuxième aspect. En tant que chef d’entreprise mauritanien installé en France, je n’i jamais était coupé du continent. C’est vrai, ça fait 42 ans que je suis installé en France. Mais de par mes activités de conseils en stratégie de développement, je conseille beaucoup d’entreprises africaines. J’apporte ma contribution, ma vision et c’est un plus un est égal a trois.

Cridem : Vous comptez pour le moment, produire seulement la banane…

Nous allons d’abord accroître notre production. Ensuite nous avons un autre projet du coté de Keur Macene ; sur des espaces plus importants ou nous bénéficieront d’un climat plus favorable a la culture des fruits et légumes. Nous comptons nous diversifier et nous engager dans d’autres filières dans l’optique de satisfaire d’abord les besoins du marché intérieur en contribuant à la sécurité alimentaire sans abandonner l’hypothèse de l’exportation.

Cridem : Pour la sécurité alimentaire, pourquoi pas la filière riz ?

Tout nous intéresse en matière de production agricole. C’est juste un problème de séquencement, de planification et de priorité. On ne peut pas tout faire en même temps. Nous procédons par étape et maintenant nous commençons par ce que nous savons le plus faire et le potentiel que nous avons avec GDM. C’est le marché, les besoins qui nous guident.

Jean Christophe Sauley, directeur général GDM

Cridem : Dans combien de temps, la Mauritanie sera autosuffisante en banane ?

Jean Christophe Sauley : Sans être excessivement optimiste, compte tenu de l’expérience acquise depuis 20 ans ; expérience qui a montré qu’il y a un véritable potentiel ; notamment dans cette région du Trarza, pour la production d’une banane de qualité avec des rendements élevé, raisonnablement dans trois ou cinq ans. Ce ci, si les investissements conséquents sont faits et si le climat économique et politique actuel restent.

Cridem : A quel point le climat de cette région influe sur la production de banane.

Ce climat, a priori n’était pas favorable a la production de banane. Rosso est trop sèche a certaines périodes et trop froide a d’autres. La production de banane en Afrique se trouve dans les pays situés dans la ceinture équatoriale (Cote d’Ivoire, Ghana, Cameroun) avec un climat plus chaud et surtout plus humide que celui de Rosso. En dépit de ces inconvénients, le climat mauritanien a certains grands avantages. C’est un climat sec qui protège les plants de banane de certaines attaques d’un certains nombre d’ennemis, de ravageurs…

Cridem : Utilisez-vous des organismes génétiquement modifiés dans l’exploitation des surfaces à Rosso ?

Écoutez, dans le groupe Compagnie fruitière qui produit 400 000 tonnes de bananes par ans, nous n’utilisons aucun organisme génétiquement modifié. Nous n’utilisons que des variétés sectionnés pour leur adaptation au climat dans lequel nous investissons mais avec des méthodes totalement naturelles.

Cridem : Qu’est ce qui vous pousse après 12 ans à avoir un partenaire mauritanien ?

C’est le souhait de donner un nouvel élan, une nouvelle impulsion à cette société qui, depuis quelques années, n’a pas étendu ses surfaces. La raison de cette nouvelle impulsion, c’est que nous avons constaté depuis deux a trois ans, à la faveur de l’installation du pouvoir en placé, des signaux encourageants en matière de crédibilité politique, d’incitation des investisseurs, de sécurisation et de stabilisation de l’environnement des affaires, le contexte est favorable..

Nous avons pensé que pour donner ce nouvel élan indispensable, il fallait que le Groupe Français, ait un ancrage a travers un partenaire mauritanien qui est un entrepreneur confirmé pour un implantation locale, gage de réussite. Après plusieurs années d’expérimentation, nous sommes sûrs que nous produirons avec des employés mauritaniens une banane de qualité. C’est une nouvelle filière prometteuse pour la Maurétanie. Sur les 8000 tonnes de bananes consommées en Mauritanie, nous en produisons 1000. Les 7000 sont importées. Notre objectif est de satisfaire entièrement la demande intérieure.



Qui est Aboubacry Ly ?

« M. Ly, né à Djeol en 1952, est parti à l’âge de 18 ans faire ses études supérieures à Paris. Au terme d’une brillante carrière universitaire à l’Université Paris 7 et à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, il obtient un diplôme d’études approfondies en Informatique (DEA), et un diplôme de docteur en anthropologie, avec la mention très bien.

Après son DEA obtenu en 1979, il est aussitôt recruté en qualité d’ingénieur par l’une des plus grandes entreprises informatiques française de l’époque, GFI-SERTI. Il va faire dans cette grande entreprise, leader dans son domaine, une longue carrière dans le métier de conception et de développement de logiciels, et dans celui du conseil en entreprise et dans l’administration publique.

Au cours de sa carrière passée dans ce groupe qui comptait plusieurs milliers d’ingénieurs, Il a conduit avec succès d’importantes opérations de conception et d’intégration de système d’information, d’élaboration de schémas directeur stratégiques, de planification et de conduite de changement pour de grands groupes tels que les pétroles BP, les industries automobiles Renault, ou la banque Lazare, et pour des administrations publiques tels que le Ministère des Finances, le Centre National d’Enseignement à Distance, la Bibliothèque Nationale ou l’Office Nationale de Diffusion Artistique.

Au cours de la période 1981-82, il est envoyé en mission à Dakar où il va séjourner deux ans en qualité de coopérant pour informatiser le chantier naval de Dakar-Marine qui venait d’être fusionné avec la DCAN de la marine française, le nouvel ensemble ainsi constitué représentant alors plus de 1000 m de quai de réparation, un dock flottant de 250000 tonnes, et un effectif de 2000 personnes.

 

Il réalise la mission avec succès, assure le transfert de compétence et met en place une Direction Informatique autonome qui prend sa relève.

Un an après son retour à Paris, sur un financement conjoint de l’OCDE et d’USAID, le Club du Sahel lui confie une mission d’expertise et de renforcement de capacités pour le CILSS et AGRHYMET.Il effectue dans ce cadre, au cours des années 82-84, de fréquents déplacements qui vont lui permettre de découvrir les dures réalités du processus de désertification auquel sont confrontés les pays membres du CILSS.

C’est ainsi qu’il effectue un bref séjour à Nouakchott en 1984dans le cadre du projet de stabilisation des dunes qui entourent la capitale, plus connu sous le nom de « ceinture de verte de».

A l’issue de la mission il met en place, en collaboration avec une équipe d’experts pluridisciplinaire (environnement, agrométéorologie,…) un réseau de bases de données (INSAH/AGRHYMET), et des outils de pilotage et detableaux de bord permettant un meilleur suivi de l’inventaire, de l’exploitation et de la protection des ressources végétales de la région, et ce tout en améliorant l’accessibilité des données issues des prévisions hydrologiques du centre régional AGRHYMET. Il s’agissait là de l’une des toutes premières expériences d’architectures hybrides avec les premières générations desmicros ordinateurs Apple.

Au bout de sept ans de carrière en SSII (société de service et d’ingénierie informatique), M. Ly décidée 1986, dans l’environnement très sélectif et ultra compétitif des TICs, de se lancer dans l’entrepreneuriat en créant sa propre société, à l’âge de34 ans. Les premiers clients qui vont recourir aux prestations de la jeune entreprise dénommée Méta-Concept sont les Pétroles BP, EDF, JOHNSON France, l’Université Paris 12.

La plus part d’entre eux sont des anciens clients de GFI qui sont restés fidèles à M. Ly par attachement au professionnalisme et à la qualité de service dont il avait fait preuves pendant les années passées chez GFI.

En l’espace de 3 ans l’entreprise a su consolider sa position et se diversifier en élargissant son marché au secteur de l’édition du livre. En 1989 les éditions Albin Michel entrent dans le capital de la société permettant ainsi à Méta-Concept de soutenir un effort continu en Recherche et Développement, en partenariat avec Oracle, IBM et Microsoft. En 1992 Méta-Concept est l’une des premières PME éditeur de logiciels à devenir membre de SYNTEC INFORMATIQUE alors réservé à un cercle fermé des grandes entreprises tel que GFI.

En 1995 Méta-Concept met sur le marché français un catalogue de logiciels métiers et une plateforme d’intégration (SIGNE© et PIONIX©) qui lui valent d’acquérir un statut d’entreprise innovante reconnu par le Ministère de la Recherche Scientifique. Parmi les clients de Méta-Concept on compte la plus part des grands noms de l’édition française : Flammarion, Le Seuil, Les Presses Universitaires de France, Odile Jacob, l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (dont M. Ly est ancien élève).

C’est ainsi que Méta-Concept a su acquérir en dix ans une position de leader, et devenir un partenaire industriel incontournable, à un moment où les grands éditeurs parisiens sont confrontés dans leurs métiers à des mutations profondes face aux évolutions imposées par les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, et plus particulièrement l’avènement du numérique. A la même époque, fort de son succès dans le monde du livre, Monsieur Ly entreprend de diversifier ses activités en direction de l’Afrique en choisissant le secteur de l’agriculture.

A cet effet il met en œuvre en 1996 un ambitieux programme de R&D en collaboration avec Air Liquide (N° 1 mondial des gaz alimentaires), Multivac (industriel allemand de premier plan dans le domaine des machines de thermoscellage et d’operculée) et AGRUNORD (distributeur français de fruits et légumes à Rungis).

Le programme est mené avec l’appui de l’INRA et de CIRAD(Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement)dans lequel Mr Ly animait par ailleurs un séminaire destiné à des élèves ingénieurs et à des étudiants en Master. L’objectif du programme financé sur fonds propres : concevoir des solutions de conservation et de préservation de fruits et légumes de contre saison ,adaptés au pays du Sahel dans des contextes dépourvus de chaînes de logistiques et de froid en continu. Au bout de 2 ans, le programme de R&D est couronné de succès.

Méta-Concept met au point un procédé dénommé Nouveau Frais©qui permet de conserver par exemple l’haricot vert naturellement frais avec un DLC (délai limite de consommation) de 4 semaines, en gardant toutes les qualités organoleptiques du produit. Le procédé respecte les normes et les standards européens, notamment pour la grande et moyenne distribution. Aujourd’hui M. Ly est dépositaire du brevet Nouveau Frais depuis 2000, avec des applications étendues à la mangue et à l’ananas. L’exploitation commerciale du procédé est assurée par AGRICONEPT International.

En 2009, l’Union Economique et monétaire Ouest Africaine confie à Méta-Concept la conception d’une bibliothèque virtuelle et d’un espace numérique de travail mutualisé au profit de l’ensemble des institutions de l’enseignement supérieur et de la recherche au sein des 8 pays membres. L’architecture cible sera déployée en SaaS/Cloud Computing et couvrir une trentaine d’universités et près de 500.000 usagers: étudiants, enseignants et chercheurs.

Le projet s’inscrit dans un vaste programme de modernisation des structures de l’enseignement supérieur et de la recherche, et de renforcement des capacités de mise en œuvre de la reforme LMD engagée depuis quelques années. Grâce à un recours mutualisé aux TICE,les services offerts permettront d’améliorer les performances et la qualité de l’enseignement, et d’accroître les capacités d’absorption de la massification.

Ce travail a valu à Méta-Concept et à son président Abou Bacry Ly les félicitations publiques du Président de la Commission de l’UEMOA lors des signatures, le 11 février 2011 à Paris, de la convention d’exécution au terme de laquelle l’UEMOA a mandaté l’UNESCO la mise en œuvre du projet dans les 8 pays membres.

Aujourd’hui l’ensemble des activités de conseil et d’expertise est regroupé au sein d’une structure à part dénommée Méta-Concept International et ayant pour vocation le développement des marchés maghrébin et africain. Méta-Concept étant recentré sur le marché français de l’édition. A un moment où certains envisageraient de prendre une retraite méritée, M. Ly a décidé de revenir vivre en Mauritanie et de s’engager dans la production agricole.

Le Chef de l’Etat à qui il s’en est ouvert l’a vivement encouragé et appuyé dans la mise en œuvre de cette démarche, comme il l’a fait en direction de toute la diaspora mauritanienne désireuse de s’investir dans le développement du pays.

C’est dans ce contexte que la Compagnie Fruitière, Groupe français de premier plan, et Monsieur Ly ont conclu un partenariat pour faire de GDM un fer de lance pour le développement en Mauritanie d’un pôle d’activité agricole intégré pour satisfaire la demande intérieure et le marché de l’export en couvrant la production, la transformation, la logistique et la commercialisation, à l’exemple de GDS au Sénégal où le groupe emploie 2500 personnes à Saint-Louis et produits 10000 tonnes de fruits et légumes par an. C’est ainsi que M. Ly est entré dans le capital de GDM et en est devenu le président. »

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Source : Cridem

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