Grosse pagaille dans la distribution des cartes d’électeurs au Bénin

4619982_7_b536_des-electeurs-beninois-devant-un-bureau-de_d03a1620af1fbe93024da229cb651c4bL’école primaire de Cadjèhoun, dans le 12e arrondissement de Cotonou, grouille de monde ce lundi 20 avril. La journée a été décrétée fériée, afin de permettre à la population de récupérer les cartes d’électeurs enfin disponibles depuis samedi. Trois bureaux ont été mis en place d’accélérer le processus. Mais face à l’affluence, les agents chargés de la distribution dans ce centre de vote paraissent vite débordés. « Il y a beaucoup trop de monde », se plaint l’un d’entre eux. Les esprits impatients s’échauffent et se plaignent de la confusion provoquée par l’arrivée tardive des documents devant permettre aux électeurs de voter le 26 avril prochain.

Pour récupérer sa carte d’électeur, la démarche varie d’un point de distribution à un autre. Certains agents demandent aux électeurs munis de leur pièce d’identité de vérifier leur nom sur la liste établie par le Cos-lépi, l’instance de supervision des élections au Bénin. D’autres procèdent tout simplement par appel. « Ceux qui n’ont pas entendu leur nom, formez un nouveau rang de ce côté. On s’occupera de vous », ordonne un troisième agent dont le bureau a été placé au pied d’un arbre, au milieu de la cour de l’école.

Lors de l’opération, des désagréments se sont fait signaler. Nombreux sont ceux qui n’ont pas retrouvé leur carte d’électeur ou leur nom dans leur centre de vote préalablement choisi lors de la phase de collecte de données biométriques. « Mon nom n’est pas sur la liste. Je n’ai pas obtenu ma carte d’électeur et l’accès aux données sur le site Internet du Cos-lépi ne fonctionne pas », se plaint une dame.

Depuis samedi, Epiphane, transitaire de profession, cherche en vain, lui aussi, son nom et sa carte d’électeur. L’école de Cadjèhoun est le deuxième centre auquel il se rend. « Je n’ai pas encore retrouvé mon nom. Je me suis normalement enregistré ici, je devrais y trouver mon nom. Les agents ne nous disent rien. Ils nous disent d’écrire à la Cour constitutionnelle. Là, je vais courir vers un troisième centre pour voir si je vais trouver mon nom et ma carte d’électeur », se plaint-il.

Qualité douteuse

Dag Jack, artiste musicien, lui, ne sera pas aussi endurant. Il n’a retrouvé ni son nom ni sa carte d’électeur, a sillonné deux centres de vote mais préfère ne plus perdre son temps. « Je vais tout simplement rentrer à la maison. Ils ont perdu un électeur », affirme-t-il.

Pour ceux qui ont pu retrouver leur nom et leur carte, ils en reviennent déçus de la qualité de la carte et de l’exactitude des informations. « Cette carte n’est pas du tout intéressante. Elle n’est pas du tout résistante. Elle est trop grande. Les photos ne sont pas visibles. Celles de 2011 étaient bien meilleures », se désole un citoyen. Aurel, jeune étudiant en année de master, a été surpris de voir mentionné sur sa carte qu’il était de sexe féminin. « Je suis un homme moi, pas une femme. Et quand on pense aux milliards qu’ils ont englouti pour nous faire sortir une carte pareille, Je ne peux qu’être dépité. Le Cos-lépi a quand même été mis en place pour corriger ces erreurs. »
Source: lemonde.fr

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