Guidimakha : harcelés et intimidés les habitants d’Oumouheidi menacés de déguerpissement au profit des maliens de Leya

les habitants  d’OumouheidiComprise entre Baediam et Leya  le long du Karikoro où  des populations maliennes et mauritaniennes partagent les mêmes terres de culture, Oumouheidi,  est sous la menace d’être déguerpie par des politiciens de la tribu zbeirat, au nom d’un compris  passé avec des maliens, partie civile dans une affaire de  meurtre commis par l’un des leurs en 2015.

 En effet, aidés par  Diadié Gandéga ,ancien maire de la commune de Baediam  les artisans de l’accord passé  avec la partie civile malienne à savoir  Ndalla ould  Sidi  Amar,  policier à la retraite, Mohamed Mahmoud Ould Amar ,Ely Ould  Raby ,zein ould soulé et d’autres personnalités de la même tribu  que Mohamed Mahmoud o/Mheidy l’auteur du meurtre  du jeudi 22/7/2015  sur un  malien  de la famille Diabira  tiennent  à ce que  les habitants d’ Oumouheidi, soient déguerpis et laissent leurs terres de cultures aux maliens de la localité de Leya. Du moins c’est  ce que ces derniers ont  fait montre dans leurs moult démarches  auprès  des habitants de la localité  malgré que les responsables administratifs soient informés  de leur  va et vient, harcèlements   et intimidations sur ces citoyens.

 Pour  cette affaire  la justice mauritanienne a tranché lors   de la session  de la cour  criminelle du tribunal régional de Sélibaby  le 10 mars 2016. En effet au cours de son  audience  il a  été  clairement établi que l’auteur du crime  écope  d’un an de prison ferme et  cinq ans d’interdiction

Mais  toute la question  reste  de savoir pourquoi  les soit disant chefs  et politiques  de la tribu  veulent  appliquer cette décision de justice  sur d’autres citoyens  alors que  le  jugement ne concerne que Mohamed Mahmoud o/Mehdi.(réf  au jugement  y afférent  injecté en appel )

La victimisation d’innocentes  populations en les privant de leurs droit d’accès à la terre chez elles  à cause  des manœuvres des politiciens et le manque de volonté de l’administration est source d’interrogations dans cette partie du pays où des citoyens d’un  pays voisin  deviennent  prioritaires sur des propriétés de l’état mauritanien.

 Pour mémoire avant l’incident du  22/7/2015 les maliens de Leya avaient de jardins pour lesquels ils ont  foré des puits et c’est surtout  en terre mauritanienne que leurs animaux  pâtirent. Suite au malheureux incident, les terres de cultures mauritaniennes en face de  ce village malien  sont transformées en  terrains  où viennent  s’entrainer les enfants  et d’autres qui traversent le Karikoro pour faire des briques en banco.. Deux puits forés par les populations maliennes sur les terres de la localité mauritanienne et le jardin dans lequel  se trouvent deux grands manguiers ne sont plus exploités .c’est aussi le cas  des champs appartenant aux habitants d Oumouheidi,

 Harcelés  et  menacés d’être   déguerpis  au profit des populations maliennes  par des politiques qui faute de pouvoir convaincre jouent la carte de division et de séparation entre les habitants, Alassane Hacen Ba et Mohamed Ahmed  résident dans la localité  ont été reçus en audiences  par  le wali du Guidimakha  Mais force est de constater qu’aucune réponse rassurante  n’a été donnée par l’administrateur  qui, pourtant nourrissait  d’espoir .

La coordination  Régional de l’AMDH au Guidimakha s’est enquis de la situation   et condamne  avec  énergie  les harcèlements  et des intimidations dont sont victimes ces mauritaniens sur leur sol de la part des civiles au vu et au su de l’administration.

Au Coordinateur de dire que  rien au monde ne puisse justifier la victimisation des innocentes populations auxquelles on  interdit l’exploiter des terres  pendant que des citoyens d’un pays frontalier sont permises. Et de dire si les terres appartiennent à l’état comme dit  dans les textes en vigueur en  Mauritanie  rien ne puisse justifier aussi le silence ou  l’inaction de l’administration territoriale à qui incombe la responsabilité de protéger les populations et leurs biens ;

Le syndrome  de 1989  est toujours présent dans les esprits de certains  soit disant chefs et/ou responsables de tribus ou  politiques.

En un mot   la loi de la tribu  primerait   sur celle de l’état au Guidimakha

les habitants  d’Oumouheidi 1 

Terres de cultures interdites aux habitants d’Oumouheidi depuis deux ans et où pâtirent d’animaux maliens

village de laya

Le village de laya du mali en face d’Oumouheidi 

Magasin  abandonné  suite à l’incident

Magasin  abandonné  suite à l’incident

Un des puits foré par les maliens dans la localité mais abandonné suite à l’incident

Un des puits foré par les maliens dans la localité mais abandonné suite à l’incident

 

 Deux pieds de manguiers appartenant aux maliens mais en terre mauritanienne

Deux pieds de manguiers appartenant aux maliens mais en terre mauritanienne

LALOCALE Terre de culture transformée en un terrain d’entrainement de football en terre mauritanienne

LA LOCALE Terre de culture transformée en un terrain d’entrainement de football en terre mauritanienne

Amadou Bocar Ba  le coordinateur  régional de l’AMDH

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