Hausse des prix de certains produits alimentaires en début du Ramadan Par Mr. Cheikh Tourad Ould Ahmed


Les prix des légumes, de la viande rouge et du poisson ont enregistré en ce début du mois béni du Ramadan une hausse sensible au niveau des marchés de la capitale Nouakchott.

denrées alimentaires

Le prix d’un kg de la viande des caprins est passé de 1.200 à 1.400 Um alors que celui des bovins et des camélidés est resté stable à 1.000 Um/kg selon un vendeur des viandes dans le marché de la Polyclinique.
Les légumes n’ont pas échappé à cette flambée des prix puisque une « paire » (1 sac de pommes de terres + 1 sac d’oignions) est passéée à 7.000 Um contre 5.200 il y a un mois. Au détail, le prix du kg de pomme de terre est aujourd’hui de 400 Um, alors qu’il était de 200 à 250 UM auparavant.
Pour les carottes locales, les prix sont montés en flèche avec 600 Um le kg alors que le kg des patates est resté stable à 200 Um.
Les vendeurs des viandes expliquent ces hausses intervenues en début du mois béni du Ramadan par des raisons indépendantes de leurs volontés,à savoir notamment l’augmentation du prix des caprins qu’ils achètent auprès des éleveurs lesquels présentent pour pretexte le fardeau de l’aliment bétail pour engraisser les bêtes.
De leur côté, les vendeurs des légumes ont motivé ces flambées des prix par le fait que ces produits sont importés, dans leur majorité, du Maroc ou du Sénégal, avec des quantités très limitées par rapport à la demande et à la période de récolte, ce qui à leurs yeux, rend ces prix quotidiennement flottants, en raison de la loi de l’offre et de la demande.
D’autres trouvent que les hausses sont dues essentiellement à l’anarchie de la demande et de la tarification des produits ainsi qu’au facteur de monopole lequel a eu un grand impact sur la flambée des prix de ces produits en particulier en cette période où leur consommation monte en flèche.
Evoquant ces hausses, le directeur général adjoint de la direction de la concurrence et de la protection du consommateur au ministère du commerce, de l’industrie, de l’artisanat et du tourisme, M. Moustapha Ould Eleya a indiqué que la flambée des prix de la viande rouge s’explique par le fait que les caprins gras sont plus chers en période de sécheresse en plus de la demande accrue sur ces animaux pendant le mois béni du Ramadan.
« Les prix des viandes blanches, en particulier du poulet, restent accessibles puisque le prix au kg oscille entre 700 et 800 Um » a-t-il dit, précisant que les autorités suivent quotidiennement la situation dans les marchés grâce à des équipes mobiles relevant de la direction dont la mission est de stabiliser les prix et la saisie des produits périmés, surtout pendant le Ramadan.
De son côté, le directeur de l’association mauritanienne pour la protection du consommateur et de la promotion des franges démunies, M. Moctar Ould Touveiry a indiqué que la hausse des prix de manière générale est inadmissible « mais cette période a connu ce qui justifie cette situation comme la sécheresse, les importantes dépenses faites dans l’achat de l’aliment de bétail », a-t-il dit soulignant que cela se répercute sur les prix des animaux, en particulier ceux destinés à l’abattage.
Il a appelé, par ailleurs à la mise en place d’un mécanisme de surveillance des prix après la fin de la période de sécheresse et l’arrêt d’acquisition de l’aliment bétail, pour prendre en considération le pouvoir d’achat des citoyens notamment ceux à revenus bas.
« La mise en place de missions éducatrices du consommateur peuvent aider dans l’éradication des mauvaises habitudes alimentaires dans ce mois béni augmentant les dépenses des familles notamment celles qui sont nécessiteuses, oubliant que le Prophète (PSL) avait accompli son jeûne qu’il a rompu avec uniquement l’eau et les dattes », a-t-il conclu.

Source: AMI

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